‹ Les ruines de Palmyre, autrement dite Tedmor au désertChapitre 8 sur 38 · VIII. Sur un autel que nous avons porté en Angleterre · texte numérisé non relu

VIII. Sur un autel que nous avons porté en Angleterre

Cet autel a une inscription palmyrénienne d'un autre côté. Il semble que les deux dernières lettres signifient le i/\ du mois. Si cela est, il ne faut pas les lire comme les autres dates, mais à l'ordinaire, de gauche à droite.

IX. Sur le fût d'une colonne du grand portique, où il semble que toutes les inscriptions étaient sous des statues.

Il est clair que le mot où il manque une lettre est ô^iywv , et non oi/tEuov , selon le docteur Halley, selon Seller. Il y a un mot de rasé exprès dans linscription grecque et dans la palmyréniènne * qui est * v la VIe au-dessous. On a coté cette inscription dans l'histoire inscription ancienne de Palmyre. Voici 1 usage que le docteur Halley a fait voir qu'on en peut faire d'ailleurs.

« L'ère, ou la manière de compter les années, que « les Palmyréniens ont suivie dans ces inscriptions, est « évidemment celle de Séleucus, appelée ensuite 1ère « Dhilcarnienne (c'est-à-dire des ou aux deux cornes) « par les Arabes , qui s'en sont servi pendant plus de

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~C) IXSC RI PTIOXS.

« 900 ans de 1ère chrétienne (comme il paraît par les 0 observations d'Albatani, publiées dans les transactions « philosophiques , nombre 204 ), et non celle de la mort « d'Alexandre. C'est ce qui peut se démontrer par cette « inscription, où Ion donne le titre de #E02 à Alexandre « Sévère , c'est-à-dire , après la mort ou la consécration « de cet empereur, ou après l'an 234 de J. -C. ; et du « nom de Jule, qui était préfet du prétoire quand cette « inscription fut posée, et qui ne pouvait être une autre « personne que Jule Philippe l'Arabe , que les Palmy- « réniens pouvaient fort bien regarder comme leur « compatriote, il s'ensuit que ce fut la dernière année « de Gordien, lan 24*2 ou il\l> de J.-C. Cet empereur « étant peu après assassiné par la perfidie de ce Plii- « lippe qui lui succéda , et son crime venant ensuite « à être découvert, il n'est pas surprenant qu'on ait « rasé exprès son nom dans cette inscription. La date « (l'an 554) prouve que le commencement de cette « manière de compter 3n ou 3i2 ans avant J.-C., se « rencontre avec 1ère de Séleucus, qui était aussi suivie « par plusieurs autres villes d'Orient. »

X Au grand portique.

Il ne vaut pas la peine de discuter les corrections de M. Seller ni ses conjectures au sujet de cette inscription; mais voici la remarque du docteur Halley : xaTeXôo'vTs;

« eiç OV,y£ciaSa evTtopcixv éç-^av , descendantes (ad) ï ologCSlddcl

« commcrcium stabiliverunt anno 558 , sive anno ClirisU « 247. Par où il parait que ce peuple, dont le commerce

« avait été interrompu par les guerres qu'il y eut entre « les Romains et les Perses, envoya alors une ambassade « à la cour de Sapor, roi de Perse, pour le faire réta- « blir : ce qui fut fait selon ses désirs. »

Nous sommes portés à croire que cette inscription a un sens bien différent, puisqu'en divisant les mots ainsi, etxiropoi âveçYiaav, elle peut signifier que les commerçants érigèrent une statue à Julius Aurelius , etc. , en reconnaissance de ce qu'il les accompagnait à Vologésias. Voyez linscription V.

XL Les trois premières lignes de cette inscription sont sur un piédestal du grand portique, le reste, qui est imparfait, se trouve sur le fût de la colonne au-dessous.

Quoiqu'on les ait publiées comme deux inscriptions séparées , nous nous imaginons que le tout n'en fait qu'une, qui peut signifier, que la statue du sénateur Septimius iEranes a été érigée en cet endroit par un soldat en bonneur de son patron : car c'est ainsi que ^nous voudrions qu'on suppléât aux lettres qui manquent dans lavant-dernière li

XII et XIII. Au grand portique.

Nous les insérons ici principalement afin qu'elles puissent servir à expliquer les inscriptions palmyréniennes qui se trouvent au-dessous.

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