EST
RNAMENTA
A S • ET MVNIFICENTIAM ■ EIVS O ■ SECVNDO • PATRI • ET ■
I • C OLIOHER ■ MAE • HER • EDIBUS MARCIAE • AVGE • ET • RUSTIAE • AE • ET ■ OLIAE • SECUNDAE M • EX • TESTAMENTO
P ■ ISTALLIVS ■ AGATHO MINISTER • D • D V • POPIDIVS IMP • CAESARE • ÎX
EP • F • Q • M ■ SILIANO • COS
PORTICVS VATVM ■ PALFENO
FACIENDAS P • VINICIO
...OERAvrr ivssv
M • POMPONI ■ MARCELLI L • VALERI • FLACCI D • V I D
ÉDIFICE DEUMACHIA.
PLANCHES XXII, XXIII, XXIV, XXV, XXVI et XXVII. Du côté opposé à l'édifice que nous venons d'examiner, se trouvent les ruines d'un monument plus considérable et marqué E sur le plan général, planche XIV. Diverses parties d'une architrave, rassemblées par le savant architecte napolitain M. Bonnucci, et portant l'inscription suivante', furent découvertes à l'entrée principale donnant sur le forum.
EVMACHIA • L • F • SACERD • PVBL • NOMINE ■ SVO ■ ET M ■ NVMISTRI • FRONTONIS ■ FILI • CHALCIDICVM ■ CRYPTAM ■ PORTICUS • CONCORDIAE AVGVSTAE • PI ET ATI ■ SVA • PEQVNIA • FECIT • EADEMQVE • DEDICAVIT
Nous voyons par là qu'Eumachia, fdle de Lucius, prêtresse publique, en son nom et en celui de son fils, Lucius Fronto, a érigé, de ses propres deniers, le chalcidicum, la crypta et le portique de la Concordia , et les a dédiés au culte d'Auguste.
Cet édifice se composait donc de trois parties principales : du chalcidicum , de la crypta et du portique; et il ue reste qu'à assigner à chacune de ces parties la place qui a pu lui appartenir. A ce sujet, comme en beaucoup d'autres, la plupart des auteurs sont peu d'accord. La signification du mot chalcidicum est la plus contestée de toutes; car , malgré les nombreuses applications de cette dénomination chez les anciens, et malgré les savants commentaires des modernes, nous en ignorons encore la vraie destination.
Homère appelle chalcidicum la pièce que traverse la nourrice pour annoncer à Pénélope l'arrivée d'Ulysse; et M. Quatreinère de Quincy cite le passage d'un auteur où il est dit : Je voudrais bien voir vos dieux et vos déesses péle-méle dans vos grands chakidiques et dans ces palais du ciel. Et plus loin : Vos dieux font leurs festins dans de grundes salles à manger qui sont aux deux, et dans des chakidiques tout d'or.
Vitruve, dans la description des proportions des basiliques, dit : Si la longueur du terrain le permet, on pratiquera aux extrémités des chakidiques. Ces passages prouvent assez clairement que les chalcidiques n'étaient pas, comme quelques-uns ont voulu le croire, des édifices particuliers, mais bien des parties d'un édifice. Aussi s'accorde-t-on assez, généralement à ne voir, dans cette expression, que des salles spacieuses ou de vastes galeries en usage dans la ville dont elles portent le nom; de même que les salles que Vitruve appelle: corinthiennes, égyptiennes, etc., etc.
Ceux qui, comme Léon Baptiste Albert! et autres, ont placé les chalcidiques à l'excité des b^U ™ forme d'un e, qui veulent les reconnaître dans ce qu'on .PP^>££ croisée dans .es basiliques chrétiennes , ont peut-être oublié que V.truve, dan lep^* ne recommande d'ajouter les cba.cidiques que «orsque le terram a trop de ^ ^ «->> * V
-ip::::;^
ce nom l'édifice entier, dWs la partie du fond et d'autres encor e n s ^ semblance, veulent que ce soit l'espèce de vest.bu.e -posée plan détaillé, planche a, M. Gel. pense que la face ™^éuZ^L générale', par d'une suite d'arcades surbaissées, qu'on remplaça plus tard lor de B 1
,e portique dorique actuel. M. Bonnueci, qui a dirigé les foudles, suppose, au contrane, façade composée d'une suite de piliers. fi.ee,
en jour secondaire par des fenêtres ouvertes sur le prem, r portée es ^ ^ pour être ee que l'inscription appelle la 6^<, Letymolog. ^ ,; ■
Lhé, retiré, et non un lieu absolument privé de 'p^d^fice; °n ^
correspond parfaitement à la di.po.mon et au caractère de c eue p V ^
la comparer encore au crypto-portique du Laurentnm de Pl.ne , d; leq fenê J mouvantes pouvaient s'ouvrir ou se fermer pour entretenu la fra.cheu, g l'intempérie de l'air. .... • i ,„,.,;„„„ et de la crypta, mais il
EVMACHIAE • L ■ F SACERD ■ PVBL ■ FVLLONES.
i.. ,1„ rMléop des Foulons. Par là aussi on
De là, la dénomination de l'édifice et sa des.gnat.on de Colle ed- ^ rend compte de la destination des réservoirs et de plus.eurs p.e re (n et . P rc^, Lme ayant servi a,, prêtres du collège établissement,
Après avoir rapporté les différentes op.n.ons sur les chve.ses part.es nous allons passer à la description des détails cour m
édifice se compose d'un grand V^J^XTI^ dë ch^ Des traces de fe, .curée d'un double portique, et précédée d'un vest, uh, * - ^ ;, ^
rements de grilles font soupçonner que ce vesf bul étt, e™e « , ^
«5&sssmk«= — -
En jetant un coup d'œil sur l'ensemble du plan, nous remarquons l'adresse avec laquelle l'architecte a su faire disparaître plusieurs défauts d'équerre assez sensibles, surtout celui de l'entrée principale. Cette entrée est décorée de deux grandes niches semi circulaires, et de deux autres renfoncements carrés, disposés à droite et à gauche, et contenant un soubassement ou piédestal rontigu, sur lequel on arrive par un petit escalier pratiqué à côté. On suppose que les orateurs y montaient pour publier, devant le public assemblé sous ce vaste vestibule , des édits commerciaux et autres. Quatre petites niches renfermant des socles qui ont dû porter des statues , décorent les quatre trumeaux entre les niches circulaires.
Cette façade, ainsi que tout le reste de l'édifice, est construite en briques recouvertes d'un enduit, et plaquée anciennement de dalles en marbre dont on reconnaît encore les empreintes et les trous de scellement. On ne peut donc, comme nous l'avons déjà remarqué, élever aucun doute sur l'origine romaine de cet édifice. Le fragment d'un chapiteau-pilastre, trouvé dans la cour et rapporté, pl. 27, dans l'ouvrage du Museo Borbonico, appartient indubitablement à la même époque, ainsi qu'il est encore facile d'en juger par les détails de l'ordre qui décorait le portique intérieur, pl. XXV de notre ouvrage. Tous les autres marbres, colonnes et statues avaient été antérieurement enlevés, et le bâtiment paraissait , ainsi que tout le forum, en état de restauration lors de l'éruption du Vésuve. Un dépôt de ces marbres a été trouvé, lors de l'excavation, dans des réduits formés par le double mur de la façade principale, de même qu'une statue sans tête, près le grand hémicycle au fond de la cour. La belle figure, en marbre, d'Eumachia, dont le piédestal porte l'inscription précitée, fut découverte, en i8ao, dans la niche marquée i3, au fond de la crypta; elle est plus grande que nature, d'un beau travail, et conserve dans les plis de la draperie des restes de couleurs rouge et verte.
La statue sans tête dont nous venons de parler, et que M. Becchi appelle la Pietà-Concordia , a sa robe bordée d'un liséré doré et rouge.
Sur le fragment d'un terme, trouvé sous le portique, on lit les inscriptions suivantes : M • ALLEI ■ LVCCI • LIBELL C NORBANI
Mj STLABORI • FRONTON SORICIS II • VIR ■ I ■ D ■ QUINQ • SECVNDARVM Q • POMPEI ■ MACULAT MAG . pAGI
M FULMINI • SILVA AVG ■ FELICIS
DVVASPP-
SVBVRBANI