FLAMINI . AVG . PATR . COLO . D . D
M. Letronne la lit ainsi :
Marco . HOLCONIO . Mora . F iüo . RVFO. IIVIRo . I uri D icundo . QVINQVIENS . ITERmto ( duumviro ) . QVTN Quennali . TRIBarao . MIL itum . A . Vopu/o . FLAMINI . AV G us ti . PATRono . COL oniee . Decrefo D ecurionum.
C’est-à-dire : «A Marcus Holconius Rufus., fils de Marcus, cinq fois duumvir chargé de la
(0 NonnulU velabris unibraculorum theatralium latent , quee, campanam imitât us lasciviam, Catulus in cedilitate sua suspendit omnium primas. Amm. Marcell., XTV , 6.
“ Quelques-uns se réfugient à l’ombre des voiles des théâtres, voiles que Catulus introduisit le premier pendant son édilité, a imitant en cela la mollesse campanienne. »
(a) Carbasina -vêla prirnus in theatro duxisse traditur Lentulus Spinther apollinaribus ludis. Mox Cæsar dictator totum forum romanum intexit, viamque Sacram ab domo sua ad clivum Capitolinum. Plin., XIX, i, 6.
« On dit que Lentulus Spinther étendit le premier des voiles de lin au-dessus du théâtre , pendant les jeux apollinaires. Bientôt <i César, nommé dictateur, couvrit tout le forum romain et la voie Sacrée, depuis sa demeure jusqu’à la colline du Capitole. »
(3) Et volgo faciunt id lutea russaque vêla
Et ferrugina , cùm , magnis intenta theatris ,
Per malos volgata trabesque, trementia fiuctant.
Lucrkt., IV, 73.
«Tel est l’effet que produisent ordinairement les voiles jaunâtres, rouges ou couleur de rouille, lorsque, tendus sur les « grands théâtres, ils flottent frémissant au haut des mâts et des poutres. »
(4) Vêla nuper colore cœli stellata, per rudes iere etiam in amphitheatro principis Neronis. Plin. , loco citât.
« Dernièrement, dans l’amphithéâtre de Néron, des voiles de la couleur du ciel et parsemés d’étoiles s’élevèrent le long des « cordages. »
7o explication des planches.
«justice, et de nouveau duumvir quinquennal, tribun des soldats, nommé par le peuple (i), a flamine d’Auguste , patron de la colonie , par décret des décurions. »
Ce Marcus Holconius, envers qui les Pompéiens se montraient justement reconnaissants, est le premier des deux Holconius cités dans l’inscription dont le fac-similé a été rapporté en tête de la préface du IIIe volume de cet ouvrage. C’est à lui qu’on devait la crypta, le tribunal et le théâtre lui-même. Mais quelle était la marque d’honneur qui lui avait été décernee et dont les trous rangés en carré au milieu de l’inscription indiquent 1 emplacement ? Une statue, selon les uns, un bisellium, suivant les autres; peut-être les deux à la fois. Il nous semble probable quune statue était scellée par des barres de fer sur le carré A, dont les dimensions conviennent à un pareil usage; et qu’un bisellium était placé au point B, soit pour ce meme Holconius, soit pour un membre de sa famille. C’est du moins ce qu’indique la disposition des quatre trous en B : ils ne forment pas un carré, mais une sorte de trapèze régulier. Le second gradin de la 2e cavea D était interrompu en cet endroit, et élevé sur les côtés au niveau du troisième gradin C. Il était construit en moellon et privé de son revêtement de marbre. Peut-être y avait-il là quelque autre construction , comme une niche , des colonnes supportant un fronton. On a trouvé tout à coté la statue de Néron enfant et celle d’Agrippine. Mais est-il probable que ces démi-dieux du monde romain servissent de cortège au magistrat de Pompéi, quelque haut placé que fût celui-ci dans l’estime publique? nous ne saurions l’admettre. Ces deux statues venaient nécessairement de quelque autre endroit difficile à déterminer.
On voit aux figures 4? 5 et 6, le profil de la corniche du mur qui soutenait la troisième cavea: cette corniche était de marbre, et le mur était revêtu de plaques de la même matière. On remarque la queue d’aronde A, employée pour joindre ensemble les différentes parties de cette corniche, et les traces B des barres de métal scellées, qui servaient apparemment de balustrade à cet endroit.
La figure 6 donne, avec ses principales dimensions, une des portes ou vomitoires de la deuxième cavea. Cette porte est marquée O à la coupe de la planche XXXIII. On voit au point A des débris du chambranle de marbre qui l’ornait ; la maçonnerie du bas est cachée de ce côté par les deux gradins coupés, mais on l’aperçoit dans l’intérieur du corridor voûté.
La figure 7 offre le profil du chambranle marqué à la figure précédente, profil pris par une coupe horizontale. L’agrafe Y indique comment les deux morceaux du chambranle sont attachés à la surface du mur. Le revêtement de celui-ci est retenu par le chambranle lui-même, dont la saillie le recouvre par le bord. Cette disposition est remarquable à la fois par sa solidité et par l’élégance qui résulte de l’absence de crampons apparents.
On voit aux figures 8,9,10, 11,12 et i3 trois corniches avec leurs profils, deux soubassements et un dessous de corniche, dont des fragments ont été trouvés dans les fouilles de la scène. On ne sait malheureusement rien de positif sur leur emplacement. Néanmoins on peut conjecturer que la corniche ionique (fig. 9) appartenait au rez-de-chaussée de la décoration de la scène - la corinthienne, la plus forte (fig. 8), au premier étage, et la corinthienne, la plus légère (fig. 10), à la*partie la plus élevée de l’édifice. Peut-être cette dernière se trouvait-elle également au-dessus des loges de côté marquées E au plan et à la coupe. La figure 1 3 en indique le plafond. Quant aux figures n et 12, ce sont les bases des piédestaux de la scène. La richesse et l’élégance de ces rares fragments fait sentir vivement la perte de tout le reste.
(0 Les tribuns militaires, qui avaient été nommés par les consuls commandant les armées , furent dans la suite nommés par le peuple; puis leur élection revint aux empereurs. Les premiers étaient appelés rufuli ou rutuli, du nom de Rutilius Rufus auteur de la loi qui les concernait; les seconds recevaient le nom de comitiati. Ascon. in Cic. Verr. I 10.