LES SUBSIDES AUX CHEMINS DE FER DU SUD
Le Lt.-Gouverneur avait-il le droit de se plaindre des dépenses énormes occasionnées par des subsides de chemins de fer déjà votés et sanctiannés ? De sa propre initiative il ne le pouvait pas, De sa propre initiatiative, aucune personne: n’a le droit de mettre la couronne en contradiction avec-ellemème. Si les dépenses pour ce chef étaient telles que la conscience ou les prérogatives de la couronne en souffraient, elles en sou‘fraïent au même dégré lors de la sanction de ces mesures le 28 Décembre 1876. Or, le Lt.-Gouverneur avait alors sanctionné sans la moindre apparence de répugnance la loi autorisant ces subsides. Et'nous avons lieu d’être surpris de voir un représentant dé la couronne proclamer à l’encontre de ses aviseurs, dans un document officiel, la supériorité de sagesse individuelle sur la sagesse collective des trois branches de la législature, composées de la couronne même, du Conseil Législatif et de l'Assemblée Législative, 11 est. peut-être permis à un homme de se contredire, mais il ne: lui est jamaïs permis po ir se contredire de se choisir une position ridicule. Ta couronne n'a pas à remercier l'Hon. M. Letellier de St. Just pour le singulier rôle qu’il Lui a fait jouer. Si à cela l’on ajouts le fait que huit jours après le même Lt.- Gouverneur sanctionnait une aütre loi océasiontant plus de dépenses publiques pour ces subsides de chemins de fer, nous sommés forcément amené à regretter qu’il ÿ ait, dans l’un ou autre cas, un manque de sincérité. Ce n’est pas l'habitude de corriger les surcroits par de nouvelles additions et puisque Son Excellence a approuvé des dépenses plus' énormes, elle n'était pas justfiable de dénoncer des dépenses moins: énormes. G