‹ Les Ruptures de Cicatrice de Césariennes BassesChapitre 12 sur 54 · DER · texte numérisé non relu

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Antécédents. — Deux accouchements spontanés avant terme. En décembre 1926, troisième grossesse : césarienne segmentaire pour bassin rétréci.

La rupture. — La quatrième grossesse évolue normalement jusqu'à terme : février 1927. À cause de la lenteur du travail, on pra tique de petites injections d’hypophyse. Les contractions utérines: augmentent un peu. Au moment de l’accouchement, on constate qu'il s’agit d’un siège. Un médecin pratique une extraction rendue difficile du fait du relèvement des bras. Le placenta est expulsé vingt minates plus tard, grâce à une légère expression. Pas d’hémorragie consécutive.

Mais le lendemain, la femme présente de violentes douleurs pelviennes et des signes d’iléus. Küstner lexamine et constate alors que le col utérin est perméable « pour trois doigts » et qu’au-dessus il existe une solution de continuité de la paroi utérine. A travers cette rupture longue de 5 à 6 centimètres, on perçoit les anses intestinales,

Laparatomie. — Les anses intestinales sont infiltrées et recouvertes d’un exsudat fibrineux. On constate un peu de sang coagulé dans la cavité abdominale. Sur la paroi antérieure de l'utérus, au niveau de l’ancienne cicatrice, il existe une rupture utérine longue de 8 centimètres, un peu moins étendue que la cicatrice elle-même.

Hystérectomie. A- cause des signes de paralysie intestinale, on pratique de plus une anastomose colo-rectale.

Guérison de la mère.

Examen histologique. — Au niveau de la cicatrice existe du tissu conjonctif assez lâche, ne contenant que très peu de noyaux. Ce tissu conjonctif est œdématié et à un très fort grossissement ressemble à du tissu conjonctif embryonnatre. Ce tissu conjonctif s'insinue au milieu de la museulature utérine qui est bien développée. Des fibres musculaires disséminées traversent le tissu conjJonctif. Elles ont des propriétés tinctoriales très réduites par rapport à la musculature utérine normale. Elles sont minces et atrophiées, leurs noyaux petits. Ces fibres musculaires traversent sans obstacle toute la région de la cicatrice.

L'auteur en déduit que la rupture doit habituellement se produire non pas au centre de la cicatrice elle-même qui est formée de

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tssu conjonctif très résistant, mais au niveau du raccordement de - . . à , .

cette zone cicatricielle avec la musculature utérine normale.

Analyse. — La rupture n’a été constatée que secondairement, à la suite d’un accouchement par voie naturelle. Cet accouchement n’est pas allé sans incidents : injection d’hypophyse malgré l'existence d’un rétrécissement pelvien et d’une présentation du siège, accouchement artificiel par extraction diflicile, délivrance avec expression.

La rupture fut constatée seulement le lendemain par un toucher vaginal (et intra-utérin vraisemblablement). Au cours de la laparotomie, la rupture apparaît d'emblée, elle est intra-péritonéale.

De l’examen histologique il résulte que la cicatrisation s’était faite par du tissu fibreux entre les deux lèvres musculaires de lutérus. Il n’v avait qu’une muscularisation très imparfaite de cette cicatrice.

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