OBSERVATION :TII
Carco Cocucer. — Uimbria medica, décembre 1929, p. 1720.
Antécédents. —. Césarienne supra-symphysaire transpéritonéale pour bassin rétréei, en 1923. Suites opératoires fébriles pendant 14 jours. La femme sort guérie 20 jours après l'intervention.
Deuxième césarienne supra-symphysaire transpéritonéale en 1926, avec drainage. Légère suppuration et température subiébrile pendant 8 jours. La femme sort guérie !7 jours après.
La rupture. — En maï 1929, troisième grossesse, dont on arrête le début du travail par une injection de morphine. Pendant que l’on pratique la ponction lombaire pour rachi-anesthésie, la femme ressent brusquement une douleur déchirante dans le bas ventre.
A l'examen, la tête de l’enfant est perçue directement sous la
peau.
Laparotomie. — D’emblée, on constate qu’il existe une déhiscence du segment inférieur avec procidence des membranes qui sont intactes. La rupture siège au niveau de l’ancienne cicatrice. Dès que l’on touche aux membranes, elles se rompent. Extraction d’un enfant vivant. pesant 3 kilogrammes. Hystérectomie subotale. Guérison per primiam. La femme sort guérie 16 jours après.
Analyse. — Les points intéressants nous paraissent être les suivants
Les deux césariennes ont eu des suites de couches fébriles. La cicatrisation de la deuxième césarienne a vraisemblablement été encore modifiée par le drainage. -
La rupture s’est produite à un moment nettement précisé : pendant l’exécution de la ponction lombaire pour rachianesthésie.
La rupture utérine a été constatée dès l’ouverture de l'abdomen. Elle semble avoir intéressé le péritoine et avoir été limitée à la cicatrice elle-même.
Enfant vivant.
Hystérectomie. Guérison.