OBSERVATION IX
Münchener Medizinische Worchenschrift, 1928, p.10627.
Hezzuür.
Antécédents. — En 1922, première césarienne basse pour bassin plat rachitique. Suites opératoires bonnes. La malade guérie, quitte le service 18 jours après.
En 1925, deuxième césarienne. Au moment de l’extraction de l'enfant, déchirure de l’extrémité inférieure de l’incision segmentaire. De plus, les bords de l’incision sont déchiquetés. Température subfébrile pendant 8 jours. La malade quitte le service 17 jours après, guérie.
La rupture. — Se produit en 1927 au terme d’une troisième grossesse. Au bout de 16 heures de travail, celui-ci s’arrête : dilatation d’une « pièce de 3 marks ». On décide de pratiquer une nouvelle césarienne.
Laparotomie. — On constate qu'il existe du sang libre dans l’abdomen. La cicatrice qui est recouverte d’un réseau d’adhérences à éclaté à son extrémité inférieure. Il existe un gros hématome entre l'utérus et la vessie. Elargissement de la rupture par incision vers le haut. Enfant vivant. Le placenta s’insère surtout au niveau du S. I. atteignant en avant les bords de la rupture. On constate alors
ARE JPIEA
que la rupture descend presque jusqu’au niveau du col, tout en le laissant intact.
Hystérectomie vaginale très basse.
Guérison.
Analyse. — Les faits préliminaires importants sont, outre les deux césariennens antérieures : a) Il y a eu des difficultés techniqués résultant d’une fusée de l’incision utérine vers le bas en direction du col; b) Les suites opératoires de la deuxiéme césarienne ont été fébriles.
La rupture s’est produite après un travail prolongé (16 heures) malgré un rétrécissement pelvien. Elle s’est produite à bas bruit.
Après laparotomie, on constate que sous un réseau d’adhérences existe un hématome de l’espace inter-vésico-utérin. Celui-ci est dû à la rupture de la partie basse de la cicatrice qui avait été déchirée lors de la deuxième césarienne.
L’épanchement intra-péritonéal qui n'avait donné lieu à aucun signe clinique semble être provenu non pas directement de la rupture, mais de lPhématome inter-vésicoutérin.
IL s'agissait d’une rupture purement segmentaire, ne s’accompagnant de ce fait que d’un minimum de signes péritonéaux.
Hystérectomie. Guérison.