‹ Les Ruptures de Cicatrice de Césariennes BassesChapitre 33 sur 54 · OBSERVATION XXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVII

SÜSSMANN. — Zentrablatt für Gyn., 1929, p. 410.

Antécédents. — Trois grossesses normales en 1914, 20 et 21.

En 1924, 4€ grossesse. Césarienne basse pour P. P. Température maxima dans les suites de couches 3806. L’opérée sort guérie 22 jours après.

La rupture survient lors de la 5° grossesse. La femme est alors âgée de 33 ans. 20 Jours avant son entrée à l’hôpital, elle aurait ressenti quelques douleurs. Une sage-femme lui aurait conseillé de pousser. Elle pousse, mais ressent bientôt une vive douleur qui l’empêche de continuer les efforts expulsifs. Depuis, elle ne sent plus remuer. Deux médecins appelés ne constatant pas de B. d. C. lui conseillent de se faire hospitaliser.

A l’examen pratiqué le 5-5-25, on constate qu'il s’agit d’une grossesse de 9 mois environ. L’abdomen est tendu, les contours utérins imprécis, les B. d. C. non perçus. Au T. V., le col est per-

‘méable «pour deux doigts », la poche des eaux est rompue, da tête mobile au-dessus du D. S. Il existe un écoulement vaginal sanguinolent. Pas de douleurs. T° subfébrile, pouls à 88. On décide d’attendre, d'autant plus que la femme n’est pas complètement à terme.

Dans les jours suivants, la T9 s’élève à 3801, la femme présente des pertes sales, sentant mauvais. On décide d'intervenir pour infection ovulaire commencçante. | |

On place un ballon dans l’orifice du col pour déclancher l’aceouchement, mais 24 heures plus tard, pas de doweurs, T° à 3901. On décide de pratiquer une césarienne vaginale. Ablation du ballon et incision longitudinale du col et du 5. Ï. Après une incision de 5 centimètres, on ne trouve plus de tissu utérin et lon tombe sur une déhiscence de la paroi utérine. Morcellement du fœtus macéré. Révision utérine. On ne trouve pas de paroi utérine antérieure ni Fatérale, mais on tombe directement sur les viseères abdominaux. Le placenta était inséré sur la paroi postérieure du S. I.

On inaise la paroi abdominale et l’on constate que le placenta nécrosé est dans la cavité abdominale. Désinfection de la cavité utérine. Mickuliez.

Mort le 9 jour par péritonite généralisée.

L’autopsie pratiquée montre qu'il s'agissait d’une rupture utérine ancienne avec migration de l’œuf à travers cette rupture. L’œuf s'était développé dans l’abdomen jusqu’à terme. Les tissus montrent de noinbreuses modifications d’ordre décidual.

Analyse. — Dans les antécédents, deux faits sont à retenir : 19 Lors de la première grossesse ayant nécessité la césarienne, le placenta était inséré sur le segment inférieur.

20 Les suites opératoires ont été subfébriles.

La rupture s’est produite brusquement au début d’une ébauche de travail, caractérisée uniquement par une douleur brusque, la disparition des B. d. C. Pas de signes généaux.

L'intervention n’est pratiquée que dix jours après pour infection ovulaire.

La découverte de la rupture n’est faite qu’au cours de la césarienne vaginale.

Dans l'abdomen, la rupture est intra-péritonéale, mais

celle-ci ne semble s'être produite que progressivement et

des adhérences se sont constituées en même temps pour en

limiter l’extension, expliquant ainsi l’existence d’accidents purement locaux.

OBSERVATION XXVIII KELLER. — Zentralblat jür Gyn, 1923, p. 758.

Antécédents. — Césarienne segmentaire pratiquée en janvier 1921, 3 heures après le début du travail, 10 heures après la rupture des membranes pour bassin légèrement rétréci. Enfant vivant, pesant & kilog. 600. Suites opératoires parlaites.

La rupture. — Le 31 juillet 1922, la femme étant au terme d’une 2€ grossesse, revient à l’hôpital pour accoucher. À l’examen, rien d’anormal.

À 23 heures, elle est prise de légères douleurs. Une heure 30 après, en se présentant à la selle, la femme ressent brusquement une violente douleur pelvienne avec tendance syncopale. 20 minutes plus tard, à l’examen, on constate un état de collapsus grave : pouls non perçu, extrémntés froides. La malade n’accuse plus de douleurs, Sur de tels signes rendant évident le diagnostie de rupture utérine, une intervention est immédiatement pratiquée.

Laparotomie. — Il existe 1/2 litre de sang au milieu des anses intestinales. L’enfant mort depuis peu est dans l’abdomen. Sur la face antérieure de l'utérus, existe une large rupture présentant les caractéristiques suivantes : longueur 12 centimètres. Son extrémité supérieure commence à D centimètres au-dessus de l’extrémité supérieure de l’ancienne cicatrice, à 4 centimètres à droite de la ligne médiane. Elle se dirige obliquement en bas et vers la ligne médiane pour se terminer à l'extrémité inférieure de la cicatrice.

Au niveau de la corne utérine droite, existe une large zone d’adhérences avec le péritoine pariétal, l’organe tout-entier était étiré en longueur.

Après libération de ces adhérences,-on pratique une ablation de l’utérus suivant la méthode de Porro.

Guérison maternelle.

Analyse. — La première césarienne a été strictement segmentaire.

La rupture a débuté brusquement à un moment précis une heure 10 après le début du travail ; elle a été earaetérisée par un état de collapsus grave et une violente douleur pelvienne.

Au cours de l'intervention, on constate que la rupture est intra-péritonéale. Elle intéresse la totalité du $S. 1. Mais elle siège à côté de la cicatrice dont elle ne fait que rejoindre l’extrémité inférieure. Elle déborde en outre sur le corps. Cette césarienne segmentaire a donc été suivie d’une rupture segmento-corporéale ne siégeant pas en tissu cicatriciel. Le point de départ de la rupture ne peut être précisé.

OBSERVATION XXIX Fraxrz. — Zeitschrift f. Geburt, 1915, page 221. Frantz a observé une rupture utérine siégeant latéralement par

rapport à la cicatrice. La rupture se serait produite au moment de l'extraction de l’enfant.

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