RASE
présenterit des traces de dégénérescence ausst marquées 'que'celles que nous avons observées dans la couche sous séreuse. Le stroma est ici extrêmement abondant ; le tissu collagène domine et présente presque partout une selérose marquée. Les fibres lisses sont étouffées" par cette hyperplasie collagène et tendent à disparaître.
Les vaisseaux ont une paroi scléreuse, envahie par des éléments lymphoïdes. :
40 Enfin dans la profondeur du myomètre les trousseaux musculaires reprennent un aspect et une structure normale. La selérose péri-fasciculaire persiste ét la marque de linflammation est caractérisée par les lésions vasculaires précédentes qui dans cette: région sont des plus mtenses.
Remarque. — IF est évident que certaines altérations d'ordre physiologique sont de règle au moment de la grossesse. Il est fréquent qu’elles sient interprétées comme des lésions pathologiques. Ii laut nécessairement en tenir compte et ne pas signaler des ectasies vasculaires, des thromboses et un certain degré d’œdème intersticiel comme un processus lésionnel. * Ge
Ici au contraire, en présence des altérations du myomètre que: nous avons décrites : lésions des fibres musculaires, selérose du stroma, vascularite et arrachement tissulaire, nous croyons pouvoir affirmer que l'utérus était atteint de lésions déjà anciennes d’inflammation chronique et que la sclérose et Patrophie musculaire
qui en a résulté ont été les deux facteurs déterminants de la ruvturé,
Analyse. — La première césarienne avait été strictement seomentaire mais elle a comporté deux incidents : 19 difficulté de suture du muscle utérin du fait de la production d’un hématome développé au niveau de la tranche de lPineision utérine ; 20 les suites .opératoires ont été fébriles. Notons néanmoins qu'aucun signe clinique n’a permis d'attribuer la température a une inflammation locale. |
La rupture a été totalement silencieuse et constatée. uniquement au cours de la nouvelle intervention faite une
heure et demie après le début des premières contractions utérines douloureuses.
Au cours de l'intervention, aucune trace de rupture utérine n'apparaissait d'emblée. Cette rupture n’est apparue que secondairement après le décollement de la vessie qui recouvrait la totalité du S. I.
La membrane protégeant les enveloppes ovulaires était transparente, mais 1l était impossible de dire si elle appartenait à la paroi utérine elle-même ou au fascia inter-vésicoutérin.
Quoiqu'il en soit il s'agissait d’une rupture couverte par deux plans successifs, elle était en effet rétro-vésicale et sous-péritonéale.
OBSERVATIONS XXXIIFXXXIV-XXXV .
Rapportées par Werrerwazp. — Zentralblat Gyn., 1926, p. 590
W. rapporte trois cas observées par Boum, Vogt, Martius. Ces trois auteurs, en opérant chacun une femme, avant subi antérieure- | ment une césarienne segmentaire, ont observé un amineissement extrême de la cicatrice qui n’ayait que l’épaisseur d’une mince
feuille de papier.