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Ainsi que nous l'avons d’ailleurs déjà mentionné, au chapitre de l’Anatomie Pathologique, il est souvent difficile, même à l'intervention, d'établir s'il s’agit d’un simple aminc@issement pellucide ou d’une véritable rupture utérine recouverte par une mince couche du fascia celluleux intervesico-urérin. Tous les intermédiaires existent entre ces deux faits anatomiques qui ne constituent d’ailleurs souvent que les diverses étapes successives d’une rupture utérine véritable. C’est pourquoi nous avons fait entrer les amincissements pellucides dans le cadre de cette étude.
D'ailleurs, de l’analyse clinique attentive de plusieurs des observations relatées, 1l résulte nettement, que les ruptures de cicatrices de césariennes basses ne se produisent pas toujours brutalement. Dans plusieurs de ces cas, ül semble en effet que la rupture véritable ait été précédée, soit d’un stade d’amincissement extrême de la cicatrice, soit d’un stade de perforation couverte. Les observations n°S5 et 10 sont particulièrement démonstratives à cet égard. Il semble donc qu'il y ait souvent d’abord simple amorce de rupture, puis rupture véritable constituant des perforations en deux ou plusieurs temps.
En résumé, la symptomatologie des ruptures de cicatrices de césariennes basses dépend des caractères anatomiques de celles-ci.
19 les ruptures intra-péritonéales se traduisent par un début brutal, des signes locaux et généraux nets analogues à ceux des ruptures corporéales ;
20 les ruptures sous-péritonéales ont au contraire un début insidieux, elles se traduisent uniquement par des signes locaux discrets et progressifs.