CLASSIFICATIO" ET LOIS GÉNÉRALES
sons qu’on ait déterminé tous ces facteurs d’un champ rythmé.
La seconde opération à faire est celle-ci :
Il faut voir si ces facteurs de rythme sont, eux seuls, les facteurs dont résulte la structure du champ.
Ou si la structure du champ résulte d’autres facteurs aussi que les facteurs de rythme considérés.
Dans le premier cas, les facteurs de rythme feront ce qu’ils voudront, leur mouvement sera libre; les ten-' dances aux rythmes se réaliseront sans altération aucune venue d’ailleurs.
Que si dans un pareil champ s’introduisent des contraintes extérieures, si la structure du champ ne dérive pas seulement des facteurs de rythme, les structures rythmiques en sont déformées; les tendances au rythme ne se réalisent plus qu'après compromis avec d’autres tendances. Le mouvement des premières est gêné, et d'autant plus gêné, que le rôle des facteurs purement rythmiques est moins important dans la structure du champ.
Pour prendre un exemple, si l’on analyse les rythmes sonores en leurs facteurs, on peut considérer la musique, dans certains cas, comme donnant des exemples de champ libre. Mais un texte parlé, envisagé du point de vue des rythmes sonores, sera bien davantage un champ de mouvement gêné. Sa structure, en effet, ne résulte pas seulement du libre jeu de sons : il y a encore le sens.
1. V. Lyrisme et structures sonores (Bibl. de la Rev. des Cours, Boivin, édit.), chap. Méthodes pour choisir.