‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 39 sur 91 · VALEUR DES RÈGLES DU VERS · texte numérisé non relu

VALEUR DES RÈGLES DU VERS

s'efforce de faire un phénomène général. Ainsi qu’on ait remarque une des tendances limites du ver français, qui est de se scinder suivant les règles de Boïleau, et notamment d’avoir une césure au milieu, on veut en faire immédiatement un uniforme pour toute la poésie française; et il faut des révolutions pour revenir, avec force exagérations dues à la fièvre du combat, un peu plus près de ces formes plus naturelles dont les théoriciens avaient déduit l’alexandrin de Boileau. Les théoriciens? Maïs Boileau et Racine eux-mêmes, théoriciens originaux, ou ayant accepté comme réelles des formes théoriques.

6. Valeur des règles du vers. — Ce schéma vide, le vers, est ou bien une forme due à la théorie, ou une forme due à l’observation.

Il faut la voir, ou bien faite à l’écart de toute poésie, par de méthodiques assujettisseurs de schémas; ou bien résultant d'observations sur des formes nées naturellement de la poésie, à moins que ce ne soient ces formes elles-mêmes.

Prenons d’abord les deux hypothèses extrêmes :

Supposons que le vers, avec toutes ses perfections, naisse tout armé en même temps que les états les plus hauts de lyrisme. Si cela est, il n’y a qu’à observer, jamais à légiférer. On peut prier un grand poête d'apprendre la grammaire et de respecter la syntaxe, au moins dans une certaine mesure : car la langue, ce n’est pas lui qui la crée, maïs plus souvent « les crocheteurs du Port-au-foin ». Le grand poète peut créer

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