RYTHMES SIMPLES
les vers blancs alexandrins, mais les dispose typographiquement comme de la prose.
Quoique les vers blancs, sans rime, soient tenus pour inutilisables en poésie, on en connaît un exemple admirable de Verlaine, dans Sagesse :
O mon Dieu, vous m'avez blessé d’amour Et la blessure est encore vibrante!
O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour;
Vous connaissez tout cela, tout cela, Et je suis plus pauvre que personne.
Les laisses assonancées d’autrefois sont des rythmes arithmétiques fortement prédominants, mais où de pâles rythmes de timbres commencent à poindre.
B) Comme « prose », on trouve parfois, chez Joubert, chez Vauvenargues, etc. des suites ininterrompues d’octosyllabes.
Le désagrément en est à peine atténué, quand les vers blancs sont éparpillés, mais consciemment, comme M. Maeterlinck le fait dans Monna Vanna.
Le discours de Don Luis à Don Juan, chez Molière, est beaucoup plus habile, quoiqu'il semble également d’un rythme arithmétique conscient. Les vers blancs se suivent, mais inégaux.
Enfin, si les octosyllables, alexandrins ou autres vers blancs apparaissent plus fréquemment que d'ordinaire dans telle page de Châteaubriand, mais inconsciemment, mais effet naturel du lyrisme, ils font alors un tout autre effet.
2° Rythmes toniques. A) Des « vers » toniques, conscients, n’ont jamais été essayés avant 1925, entre autres