‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 49 sur 91 · RYTHMES DOUBLES · texte numérisé non relu

RYTHMES DOUBLES

s'unir à quelque autre rythme, sauf dans le cas des allitérations, qui est un pur effet de timbres. De l’allitération aux timbres profitant de quelque autre rythme, notamment tonique, on a tous les exemples intermédiaires chez Rabelais, par exemple. On en trouverait aussi dans le Colas Breugnon de M. Romain Rolland.

9. Rythmes doubles. — La prédominance exclusive d'un certain rythme est rare, et on en comprend bien la raison. Si Le lyrisme est pour les sonorités un principe de cristallisations régulières, on ne comprendrait pas pourquoi il agirait seulement sur certains éléments, comme les accents toniques par exemple, et non sur les autres. La prédominance exagérée d’une certaine classe de rythmes, toniques par exemple, ne peut donc être qu’un effet passager; les exemples qu’on en citera peuvent surtout servir à préciser l’idée de rythmes toniques. Mais nous ne saurions trop insister, parce que cela n’a pas été compris, sur cette remarque qui précédait nos analyses des rythmes toniques. « Toute page vraiment harmonieuse a non point un rythme, mais plusieurs rythmes à base différente. » Si par endroits on peut avoir des rythmes simples, précieux pour guider l’analyse, dès qu’on arrive en haute mer on rencontre les vagues les plus complexes.

Voici celles où se combinent deux rythmes. Ici encore, c’est plutôt un effet de prédominance qu’une exclusion absolue du troisième rythme possible.

1° Rythme arithmétique et rythme de timbres : Ce

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