‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 51 sur 91 · RYTHMES TRIPLES · texte numérisé non relu

RYTHMES TRIPLES

tous les facteurs sonores. Puisque nous avons négligé les rythmes des durées, comme trop instables et dépendants pour être saisis en première analyse, il reste de voir se mêler timbres, structures toniques et arithmétiques.

A) En « vers », on rencontre ainsi les structures les plus mélodieuses de la poésie, les vers de Racine, de Lamartine, de Racan.

B) En « prose », nous en avons signalé plus d’un exemple, notamment chez Chateaubriand, on voit des structures toniques et arithmétiques se colorer délicatement d’assonnances, comme si on assistait encore une fois à une naissance de vers français.

La classification des rythmes suivant la prédominance des facteurs qui les engendrent, et en fonction des idées anciennes de «vers » et de « prose », sert plutôt à préparer les problèmes qu’à les poser déjà. C’est une classification qui, tout en profitant des nouvelles notions introduites en rythmique, est encore toute penchée vers les anciennes.

Les principes classificateurs qui posent vraiment le problème, et qui pourront nous suivre dans la traduction numérique des rythmes sonores, sont les suivants : Mouvement libre et mouvement contraint. Amorphe et structures régulières. Analyse de la résultante sonore en rythmes principaux et discontinus : arithmétiques, toniques; et déjà tendant au continu, timbres; en dépendants, continus et négligeables : durées et surtout hauteurs.

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