‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 52 sur 91 · REPRESENTATION DES RYTHMES DU FRANÇAIS PAR DES NOMBRES · texte numérisé non relu

REPRESENTATION DES RYTHMES DU FRANÇAIS PAR DES NOMBRES

1. Position du problème résultant du classement des rythmes. — Le problème de la présentation numérique se trouve simplifié par le classement précédent.

Il n’y a pas à représenter les hauteurs, et on peut tout aussi bien se passer de représenter les durées.

Ce qui est essentiel, c’est la représentation des rythmes arithmétiques et toniques. Elle s’effectue immédiatement, à cause de leur caractère discontinu.

2. Timbres. — Il faut aussi représenter les timbres; mais parce qu’ils n’ont pas toujours ce même caractère, nous réservons cette question. Nous dirons ici seulement que cette question ne nous semble pas pouvoir être traîtée à fond, numériquement, car on peut difficilement donner des nombres aux timbres, les grouper en classes à bords définis.

L’alphabet le fait. Mais il s’agit toujours, ici, de savoir ce que fait l’oreile. Or, elle peut arriver à assimiler les é à des eu, puis des en, des in; et cela de façon variable, et difficile à analyser sans une forte

FE MCE

CLASSIFICATION DES RYTHMES DU FRANÇAIS

part d'interprétation. Certains éléments conservent du constant, par exemple le retour des s ou des sifflements analogues {. Mais, en général, une analyse complète irait jusqu’au continu, et n’offrirait plus de représentation du type qui nous occupe ici.

3. Atones et toniques. — En musique, on a une représentation suffisante, en tenant compte de deux sortes d’accents d’intensité : principaux et secondaires.

Pour le langage, si l’on se contente de diviser les syllabes en atones et toniques et, si on indique la distribution des silences, on a une graduation des accents au moins aussi fine que celle qui a suffi pour la musique.

Soit, par exemple :

« Quand je songe que je te quitte pour toujours, etc.»

L'accent tonique final du groupement est principal par rapport aux autres.

On peut dire :

1° A l’intérieur des groupements, les syllabes sont classées par le sentiment en deux classes seuIemE, atones et toniques.

2° Que si l’on considère les grands ensembles, définis par la distribution de leurs silences, on a noté ipso facto des accents toniques plus accentués encore : ceux qui précèdent les silences.

Dans la pratique, on peut pourtant faire abstraction

1. Dans ces cas, le numérique s’introduit aisément. Lyrisme et structures sonores.

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