Cf. Lyrisme et structures sonores
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ÉTUDE DU NOMBRE REPRÉSENTATIF ment définis. En effet, à ce point de vue, toutes les propriétés rythmiques du texte sont passées dans le nombre; tout ce qui est étranger à ces propriétés a été éliminé.
L’analyse du nombre peut se faire très vite au moyen de nombres qu’on en déduit, et que nous pourrons appeler parfois les nombres dérivés.
Considérons le nombre :
nt:253525 533 23334, ou nombre tonique.
Chacun de ses chiffres représente le nombre de chiffres contenu dans chacun des groupes de N. On voit immédiatement, sur ce nombre, la composition du texte en fait de cellules toniques. On aperçoit la distribution des vers semblables, c’est-à-dire qui ont même nombre de cellules.
On obtiendra le nombre arithmétique na : 8.15.9.10.17 13.17.11 9.10.10.11.12
en additionnant les chiffres dans chaque groupe de N. H indique combien il y a de syllabes dans chaque groupe de mots. Les nombres égaux représentent des groupes arithmétiquement égaux, autrement dit des vers blancs égaux.
Le nombre représentatif, et les deux nombres que nous venons d’en déduire, peuvent suffire à montrer immédiatement les propriétés rythmiques d’un texte.
Néanmoins, quand il s’agit de textes assez longs, on a avantage de recourir à d’autres nombres, dérivés à leur tour des premiers dérivés.
Si on additionne les chiffres, dans chaque groupe de
SEVRES
REPRÉSENTATION PAR DES NOMBRES
nt, on en déduit le nombre NT : 12 11 15. Il montre combien il y a de cellules toniques, non plus dans les vers, mais dans les ensembles d’ordre supérieur, tels que les strophes.
Si on fait subir la même opération à na, c’est le nombre arithmétique de ces ensembles qu’on obtient : NA: 109 86000052
[Un dernier nombre, généralement inutile, serait NV :5 3 5, obtenu en comptant le nombre des chiffres, dans les groupes de nt. Ce nombre représente le nombre et la distribution des vers dans l’ensemble.]
Il n’est pas d'analyse très compliquée qui ne s’éclaire immédiatement au moyen de ces nombres. S'il y a des rythmes, ils les livrent.
6. Fréquence. — Il importe d’attacher à chacun de ces nombres la notion de fréquence.
Si dans un nombre de n chiffres on trouve m fois un certain chiffre, le rapport m/n sera dit la fréquence de ce chiffre 1.
Par exemple, considérons la première partie du nombre N écrit plus haut, soit :
Fréquence de dates (0 — D MORE ARTE 4/17 — ES PAPE AS AURA 6/17
1. Cf. E. Borer, Leçons sur la théorie des fonctions, 2 éd. (Gauthier- Villars, 1914), note V : Les probabilités dénombrables et leurs applications arithmétiques. C’est pour suggérer que de telles recherches s’appliquent immédiatement aux nombres définis ici, que nous adoptons la notion de fréquence comme au 8 11 de cette note.
TONER