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STRUCTURES NUMÉRIQUES DES FAITS ESTHÉTIQUES
Cela est de conséquence aussi pour les traductions.
Cela tend en tous cas à unifier la théorie des rythmes dans ses divers domaines. Quand la théorie sera assez avancée, il suffira qu’elle énonce une seule fois des propositions sur ces nombres, au lieu qu’il faille reprendre ce qui est au fond le même, à propos de chaque « rythmizomenon » différent : chaque fois que change le concret susceptible d’être rythmé.
Comme exemple, nous citerons la parenté des mètres latins, fondés sur la durée, et des mètres fondés sur l’accent, adoptés par plusieurs langues modernes sous le nom de «mètres antiques». Le concret a changé : au lieu d’un jeu de durées longues et brèves on dispose d’un jeu d’intensités fortes ou faibles. Mais une chose est restée inchangée : certains nombres signifiés autrefois au moyen des longues et des brèves. Qu'on réussisse à signifier ces mêmes nombres au moyen de toniques et d’atones, on a un concret tout différent; mais, par rapport à ces nombres, le même rythme. Cette représentation des mètres anciens a semblé satisfaisante aux plus grands poètes italiens, roumains, allemands. Cette vérification de fait est un exemple de changement du concret avec invariance du type numérique, aboutissant à une parenté entre deux choses en apparence très différentes, parenté constatée par le sentiment de grands artistes? Nous avons étudié ailleurs? un cas particulier de cette