‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 81 sur 91 · REPRÉSENTATION NUMÉRIQUE DES MÈTRES DORIENS · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATION NUMÉRIQUE DES MÈTRES DORIENS

d’autres ne l’admettent pas et le remplacent par quelque autre incontestable.

On ne nous à pas vus ici commencer, comme d’habitude, par un classement de tous les facteurs de rythme, précisément parce que nous craindrions fort de ne pas rencontrer l’incontestable.

Notre notation numérique, ici, ne va pas éliminet seulement le négligeable, comme on peut le faire pour des textes sonores contemporains. Elle saura se borner à présenter à notre analyse seulement ce qui a pu être parfaitement établi, sans contestation aucune. C’est par là qu’il faut commencer l’analyse, sans préjudice de l'avenir.

Nous représenterons donc les syllabes indifférentes par 0, les brèves par 1, les longues par 2. Cela ne suppose pas que les longues soient le double des brèves. Cela donne seulement un chiffre aux trois classes de syllabes que distinguent tous les schémas de tous les métriciens; aussi bien que les traités de prosodie distinguent les deux dernières.

Mais notre remarque sur les divisions naturelles permet aussitôt une simplification :

Puisque nous admettons qu’il y a toujours, entre deux vers, une syllabe indifférente et réciproquement, que toute syllabe indifférente occupe cette place et nulle autre, il n’est même pas besoin d’écrire ces syllabes. Il suffit de séparer les vers et de se rappeler l'existence constante entre deux vers d’une syllabe 9

Nous allons appliquer cela à l’analyse des Olympi-

INTRODUCTION AUX RYTHMES GRECS

ques en mètres doriens (plus ordinairement appelés dactylo-épitrites, d’un nom tendancieux). Comme nous pe voulons pas donner ici beaucoup d’exemples, nous en avons choisis de typiques : Pindare; une des deux classes principales où se rangent ses odes; l’ode même, la II Olympique, qui a donné le nom de mètres doriens à cette classe (par le dernier vers de sa Str. I); enfin, toutes les odes du même recueil qui sont en « dactylo-épitrites » purs, et sont formées de plusieurs périodes (afin de savoir indiscutablement quelles sont les syllabes indifférentes de l’épode). Les odes qui restent, et que nous donnons ici, méritent d’être choisies comme types.

7. Troisième Olympique‘. Strophes. — Nous séparons les syllabes considérées comme anacrouse. Après chaque vers, il y a toujours une syllabe indifférente; nous nous dispenserons donc de la noter.

Les vers initial, central et final sont symétriques 5.

Par rapport au vers central, les deux derniers vers

4. Se reporter à une édition quelconque de Pindare. Nous nous sommes servis de l’édition déjà citée, celle de M. A. PuEcx, dans la Collection des Universités de France. <

5. Cf. dans Lyrisme et Structures sonores, la question des points sensibles dans les passages lyriques de Chateaubriand. Début, milieu, fin, comme

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