TROISIÈME OLYMPIQUE
des strophes de cette ode, de mots coupés en deux entre deux vers consécutifs.
Cela prouve, ure fois de plus, combien cette division est naturelle.
Mais dans l’épode, dont certains vers sont très courts, il arrive pour ces vers là qu’un mot soit obligé de se scinder entre deux vers consécutifs.
Epode, 212221121122122211211222122212211211222112112221
2212 pe
Le vers 1 n’est qu’un prélude; les trois derniers, identiques au premier, que des cadences.
L’analogie de tous les débuts, pour les strophes et pour les épodes est grande. C’est (2)212 ou (2)2112. partout.
3 et 4 sont identiques (aussi longtemps qu’ils existent. Nous emploierons ce mot dans ce sens comme nous venons de le faire pour la strophe. Affaire de catalexe).
Quels sont les rapports du vers 3 avec le vers 2? Le vers 2 commence par 21222112112; le vers 3 en est la réponse rigoureuse symétrique, 21121122212.
Il reste à analyser le vers 2. D’après les strophes, on
INTRODUCTION AUX RYTHMES GRECS sait que les 2 initiaux sont en anacrouse. Nous allons écrire ainsi le vers en question :
Les passages en italique sont écrits à l’envers de leur position réelle dans le texte, où d’ailleurs ces quatre tronçons se suivent sur une seule ligne, forment un seul vers.
On voit que l'épode est construite sur le thème 122211211 2211222, et surtout sur le tronçon initial de ce thème 1122211211. On rencontre, d’abord le thème, puis le symétrique du tronçon initial, puis le symétrique du thème complet, puis encore une fois le symétrique du thème intial. Cela constitue le très long deuxième vers dont on voit que le début et la fin se répondent symétriquement.
C’est encore le symétrique de ce tronçon initial 122211211 qui constitue le vers 3, et son identique le vers 4.
Mais qu'est-ce que ce thème lui-même, qui constitue le début de l’'épode, et puis toute sa substance? C’est le symétrique du thème fondamental des strophes.
La strophe commençait par 11211222122211211, premier vers dont la seconde moitié est la symétrique de la première moitié. Or, c’est précisément cette symétrique qui ouvre l’épode, dans son premier vers significatif : 122211211. Si bien que le vers-réponse de l’'épode, qui est le vers 3 et aussi son identique le vers 4,