Sixième Olympique Strophe
Déjà un certain ordre apparaît. On voit que les vers se séparent en deux groupes, ceux de chaque groupe étant identiques entre eux : les vers 2, 3 et 6 d’une part, tous les autres, d’autre part.
Mais on remarque aussitôt que les vers d’un groupe sont les images dans un miroir des vers de l’autre groupe. Pour le montrer, nous allons écrire le premier vers et ceux de son groupe, tels qu’on les rencontre; mais nous allons écrire ceux de l’autre groupe, à l’envers ? (ce sont ceux en ifalique).
7. Boustrophédon. Tout se passe comme si un chœur de danse évoluait dans une certaine direction, puis revenait en posant le pas sur ses traces précédentes. [Un chœur qui danserait ainsi une des strophes de la Ille
INTRODUCTION AUX RYTHMES GRECS
221222122211211 1222112112 1222112112 212221222112112 122212221222112112 1222112112 (les deux derniers vers n’étant que des cadences déduites du premier)
On voit que toute la strophe est composée rigoureusement au moyen d'un seul vers, présenté trois fois sous forme directe et trois fois sous forme symétrique. Leur ensemble même forme une disposition symétrique.
Epode : 211211222122211211 212221 221121121122211 2112221122212221 2122212
211211 21121122211211 21121122211211221221222122212 Oiympique, se trouverait même revenu chaque fois, en finissant la strophe, à la position exacte qu’il occupait en la commençant.] Ici nous adoptons cette écriture à l’envers simplement pour montrer que
certains vers sont l’exact renversement, l’image dans un miroir, les symétriques (complets ou inachevés) des autres.