TO LES SABLONS
sources abondantes de profits, lé sac des navires naiifrag:és et le dépouillement des malheureux qui les montaient.
L'absence ae tot^te surveillance admi* nistrative» l'accès au Lac par le goulet alors existant, ce qui leur donnait un havre sûr et commode, la domestication des chevaux sauvages, pris au lasso^ kty:
rendaient to^toa, ces oooupatiôliè iaciles.
LêiS chevaux leur permettaient de se porter rapidement d'un endroit à Pautfê et d'exécuter «les transports nombreux Qu'ils avaient à faire, de tous les points de Pile vers le port d'embarquement. Eu allant, à la Nouvelle-Ecosse ou aux Etats- Unis, vendre les peaux, le suif, l'huile, le poisson, l'ivoire et les chevaux, ils trouvaient l'occasion de se défaire, sans trop de danger, des objets de valeur provenant des naufrages.
Cependant, ils ne purent assez bien cacher le mauvais côté de leur négoce, pour empêcher les marins et les populations des c6tes voisines de soupçonner leurs méfaits. Des bruits d'abandon coupable, pis que cela, d'assassinat des naufragés et de meurtres de pêcheurs, l'ab*.
sence de toutes nouvelles de ce qui se passait à l'île et la vente fréquente, en terre ferme, d'objets de provenance sus- I>ecte avaient ému l'opinion publique et semé partout l'alarme ; au point d'engager
LES SABLONS. Il
la législature de la Nouvelle-Ecosse, dans une loi portée en 1801, à défendre le séjour de nie de Sable à (^[uiconque ne serait pas pourvu d'un permis du gouvernement.
Ce statut (41*™* Q-eorges fil chapitre 0, XIV,) intitulé — '* Acte pour la sûreté de la navigation &c/' autorisait le lieutenant-gouverneur à nommer des inspecteurs chargés de visiter Tîle, avec pouvoir d'amener à justice toute personne trouvée en contravention avec le statut.
Cette loi ne paraît pas avoir été mise à exécution de suite ; mais il y a lieu de croire que les boucaniers, qui avaient complètement détruit les troupeaux de vaches sauvages, tué tous les renards, épuisé les dépôts exploitables d'ivoire enfoui et réduit presqu'à rien les troupes des chevaux, se disposaient à laisser Tile, quand arriva, en 1802, le naufrage du transport anglais La Princesse Amelia, Ce bâtiment de la marine royale était parti d'Angleterre pour Halifax, avec des troupes, plus des femmes et des enfants d'ofnciers et de soldats, en tout deux cents personnes, y compris l'équipage. Le navire annoncé n'arrivant point en destination, à la suite d'une assez longue attente, pendant laquelle on avait eu nouyelle de sa rencontre, en temps voulu, dans les latitudes voisiiies du continent américain, tout le monde s'anèta à Tidée qu'il avait