LES SABLONS. Ï
Au nombre des naufrages marquants des premières années de Tezistence de l'établissement de secours, on compte celui de la frégate anglaise Barbadoes, à Teztrémité jiordl*e8t de l'île en 1812, et celui de la frégate française VAfricairte^ vers le tiers sud-ouest de l'île en 1822. Les équipages de ces deux bâtiments écbappèrent à la mort. Le Eoi de France, Louis XYIII fit tenir, avec l'expression de sa gratitude royale, à M* Darby, alors surintendant de la station, une médaille d'or frappée pour l'occasion, avec une coupe d'argent remplie de louis d'or pour les eardiens. Une des grandes vergues de la frégate V Africaine, serrait encore, na^ère, de màt de pavillon au poste principal de l'île.
Pendant la guerre de 1812, entre TAngleterre et les Etats-Unis d'Amérique, le gouvernement américain donnait ordre à ses navires de guerre et aux corsaires auxquels il accor£ut des lettres de marque de ne point molester les bâtiments allant de terre ferme à l'île de Sable et de cette dernière à terre ferme, pour le service de l'établissement de secours.
La province de la Nouvelle-Ecosse s'était seule chargée du maintien delà station de l'île de Sable, qui lui coûtait alors environ deux mille piastres par année, mais avec un personnel insufiisant.
En 182?, le gouvernement anglais vint en aide, par un octroi annuel de quatre cents louis sterling, c'est-à-dire à peu près deux mille piastres encore : ce montant a .
été depuis régulièrement payé tous les ans jusqu'à ce jour. Le personnel de rétablissement de secours, sous le régime néo-écossais, jusqu'à la réunion des provinces de l'Amérique Britannique du Nord en OonfédératioUi se composait — d'un commissaire, non rétribué, résidant à Halifax, exerçant l'autorité ministérielle (un seul homme M. Wallace, a rempli cette charge tout le temps du régime provincial), d'un surintendant et de sept à huit gardiens cantonnés sur l'île. Le surintendant et quelques-uns des gardiens mariés avaient avec eux leurs familles.
Le service des visites à l'île et des transports, qui se fait amourd'hui par navires à vapeur, se faisait alors par un petit bâtiment qu'on appelait le Ootre du
fouvemement. Oe cotre transportait à île les approvisionnements nécessaires et, en cas de naufrages, amenait à Halifax les naufiragés et les effets sauvés de la destruction: ces effets étaient vendus pour le compte des propriétaires, moins le droit de sauvetage perçu pour le gou* vemement.
Le poste principal de la station de secours occupait alors le même emplace-