LUS SABLONS
oiseaux, prenant la lumière des feuz pour nne trouée libre dans l'obscurité de la nuit, s'y précipitent à tire-d'aile : voulant traverser cette prétendue ouverture qui doit mener des ténèbres an jour, ils se brisent à la dure, bien que transparente, paroi de la lanterne qu'ils n'ont point comprise. De combien de malheureux humains, cette histoire des pauvres oiseaux ne présente-t-elle pas la triëte im^e ?
Cherchant à pénétrer des mystères, à entrer dans un jour qui n'existe pas pour exix, par des moyens qu'ils ne sauraient comprendre, ils trouvent la mort de l'âme, là même où, étourdiment, ils étalent allés chercher l'illumination de leur intelligence !
Le seulquadrupède, originairement sauvage, qui ait habité l'île de Sable est le renard. Champlain, Winthrop et la tradition constatent qu'il y avait, autrefois, des renards et, qui plus est, des renards uoirs sur l'île : ils étaient très nombreux, paraît-il, à la £n du seizième siècle et il y en avait encore vers la fin du dix-huitième, époque à laquelle des chejBses menées à outrance en ont opéré la complète extinction. On a voulu mettre en doute la présence des renards sur l'île et ou s'est demandé : — comment ila auraient pu y arriver, et comment, une 'fois multipliés, ils auraient pu y trouver leur eubsis-