ET SES DIVISIONS
A propos de Vintention^ je cite le passage suivant de l'ouvrage de Rév. P. J. O'Kane : « Notes sur les Rubriques. »
N° 137. — Le Concile de Trente a défini que, dans l'administration d'un sacrement, le ministre doit avoir l'intention de faire ce que fait l'Eglise. On peut concevoir, chez une personne, plusieurs manières d'avoir une intention : (i) Elle peut avoir une intention actuelle au moment où elle agit.
(2) Elle peut avoir une intention virtuelle ; c'est-à-dire, elle peut agir en vertu d'une intention actuelle qu'elle a eue, et qui continue en un certain sens, bien qu'elle n'y pense pas. Par exemple, si un prêtre sort de chez lui avec l'intention de baptiser un enfant, et que, en vertu de cette intention, il aille à l'église et accomplisse la cérémonie, bien que, pendant qu'il agit, il soit tout-à-fait distrait, et ne réfléchisse pas à ce qu'il fait. (3) Cette personne peut avoir une intention habituelle, c'est-à-dire une intention qu'elle a eue et n'a point rétractée ; cependant cette intention ne continue en aucun sens et on ne peut pas dire que l'acte accompli l'est en vertu de cette intention. (4) Elle peut avoir ce qu'on appelle une intention interprétative ; c'est-à-dire qu'elle peut être disposée de telle façon en accomplissant son acte, que, si elle y avait réfléchi, elle aurait eu l'intention de le faire. Telles
me semblent être les distinctions exposées par saint Liguori, d'après lequel il est certain que ni l'intention habituelle ni l'intention interprétative n'est suffisante ; que l'intention actuelle n'est pas requise, mais que l'intention virtuelle est suffisante, et est nécessaire dans l'administration des sacrements.