DES SACREMENTS
N° 138. — Tout ceci est vrai de l'intention, parce qu'elle est un acte de l'esprit. Quant à l'objet de l'intention, il doit être « de faire ce que fait l'Eglise ; » et l'intention peut se porter sur cet objet implicitement et explicitement. Un catholique pieux et convenablement instruit, en baptisant un enfant, aurait l'intention explicite « de faire ce que fait l'Eglise ; » tandis qu'un hérétique ou un infidèle, ne croyant pas à la véritable Eglise ni à l'efficacité des sacrements, mais ayant toutefois l'intention, en baptisant un enfant, de faire ce qu'on fait parmi les chrétiens, aurait l'intention implicite « de faire ce que fait l'Eglise ; et une telle intention implicite est suffisante pour la validité du sacrement. »