‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 173 sur 392 · LE CAS DES ENFANTS · texte numérisé non relu

LE CAS DES ENFANTS

Par sujets de la communion, j'entends ici ceux qui peuvent recevoir ce sacrement. Ceux qui ont été baptisés, et ceux-là seuls, peuvent recevoir validement la sainte Eucharistie, parce que le baptême seul donne droit aux autres sacrements. Ceux qui ont le baptême peuvent validement recevoir TEucharistie, qu'ils soient en santé, malades, ou à l'heure de la mort, comme le fit notre divin Sauveur qui voulut recevoir ce sacrement à la dernière Cène avant de le donner à ses Apôtres.

Même les enfants, qui n'ont pas atteint l'âge de raison peuvent recevoir validement l'Eucharistie. Dans les premiers temps du Christianisme, on avait la coutume, dans les Eglises d'Orient et d'Occident, de donner la communion aux enfants, sous l'espèce du vin, immédiatement après le baptême. Le prêtre le faisait en plongeant le doigt dans les espèces consacrées, et le mettant ensuite dans la bouche de l'enfant. Cet usage se pratique encore dans certaines contrées de l'Orient; et Benoit XIV ordonnait de son temps de l'observer dans l'église grecque. ^

Il n'a plus lieu parmi nous, et on ne donne plus l'Eucharistie aux enfants, ni aux adultes nouvellement baptisés, à moins que, chez ceux-ci, l'instruction et des dispositions suffisantes ne leur permettent de la recevoir.

Si on donnait l'Eucharistie à un juif, à un païen ou à un autre individu non baptisé, il la recevrait en réalité, mais non en tant qu'elle est un sacrement. L'Eucharistie serait

I Synod, Dioc, 1, vu.

mise sur sa langue, comme dans tout autre endroit matériel, dans un ciboire ou une custode ; mais la personne n'en recevrait aucun effet, pas plus qu'une branche morte séparée du tronc ne reçoit de la nourriture de la pluie qui l'humecte.

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