‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 178 sur 392 · PRÉCEPTE ECCLÉSIASTIQUE DE LA COMMUNION. QUAND IL OBLIGE · texte numérisé non relu

PRÉCEPTE ECCLÉSIASTIQUE DE LA COMMUNION. QUAND IL OBLIGE

A propos du précepte ecclésiastique, nous savons qu'à l'origine la ferveur et la sainteté des fidèles étaient telles qu'ils avaient l'habitude de recevoir la communion tous les jours. Cet usage s'observait encore au temps de saint 3 Cyprien. Plus tard, comme la piété des fidèles se refroidis- Sp!7^ sait, ils ne recevaient pas la communion si fréquemment ; et O'J^ l'Eglise porta une loi obligeant tous ses enfants à recevoir l'Eucharistie au moins trois fois par an, c'est-à-dire à Pâques, à la Pentecôte et à Noël. Cette pratique se maintint jusqu'au commencement du treizième siècle. Enfin, au Concile de Latran, en 1214, le précepte de la communion fut rendu obligatoire au moins une fois l'an, et à Pâques ou aux environs. C'est la loi générale de l'Eglise depuis cette époque. Cette loi est tellement rigoureuse, que ceux qui ne s'y conforment pas, sont passibles, de leur vivant, de se voir excommuniés ou exclus de l'Eglise; et, après leur mort, d'être privés de la sépulture ecclésiastique, dans le cas où ils ne donneraient pas des marques de repentir. On n'encourt l'excommunication que par une sentence formelle de l'évêque. Les fidèles se rendent néanmoins coupables d'une faute qui mérite ces graves châtiments.

Page 1