I. NECESSITE DE SE PREPARER A LA COMMUNION
Il est nécessaire de se préparer à la communion par certaines dispositions de l'âme et du corps.
Cette nécessité nous est montrée par la conduite même Ç,^'^ de notre Sauveur à la dernière Cène, avant de donner la j .^ ' communion à ses Apôtres. Sans aucun doute, les Apôtres, à l'exception de Judas, étaient déjà sanctifiés et libres de toute
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faute grave. Néanmoins, notre Sauveur prend de Teau et leur
lave les pieds. Ce n'est point là une cérémonie vaine et
^' inutile. Tous les Pères y ont vu un exemple de la préparation
y^ \p nécessaire pour faire une sainte communion. Dès lors que le
• t Christ a préparé ses Apôtres à la réception de ce sacrement,
nous devons être convaincus de Tobligation de nous préparer
nous-mêmes avec grand soin avant de nous présenter à la
communion.
Même en l'absence de toute leçon de notre Sauveur sur ce point, la nature et la doctrine de ce sacrement rendraient évident pour nous qu'une soigneuse préparation est néces- ^ saire avant de le recevoir. Voyez comme on se prépare pour >(^*^' d'autres actions importantes, pour une fête, pour la réception d'un visiteur distingué, pour un bal, pour un mariage, etc.. Combien une bonne et sainte communion n'est-elle pas plus excellente, une chose plus importante que toute autre action! Rappelez-vous la sainteté de la Bienheureuse Vierge Marie, de l'honneur qui lui est. dû, parce qu'elle a porté dans son sein le Fils de Dieu, et la manière dont Dieu l'a préparée à devenir sa Mère, Saint Jean Baptiste se croyait indigne de toucher les vêtements du Sauveur et de dénouer les lacets de sa chaussure. Tous les chrétiens vénèrent le sépulcre qui reçut son corps sacré. Quelle sainteté, quelle dignité ne doivent donc pas s'efforcer d'atteindre ceux qui osent recevoir le Christ glorifié dont les anges désirent contempler la face ! Joseph d'Arimathie, après avoir descendu le corps du Christ de la croix, l'enveloppa d'étoffes très propres. Saint Bernardin de Sienne, parlant de ce fait, et le donnant comme un exemple qui indique la sainte pureté de l'âme qui veut recevoir le Christ, dit que trois choses produisent une propreté irréprochable dans les objets matériels comme le
LA SAINTE EUCHARISTIt; 299
linge. D'abord, il faut les laver ; puis, les presser; et enfin, <p ^ les sécher. Ainsi, celui qui désire se purifier pour rec^YOïr^y^Lfdignement le Christ dans ce sacrement doit d'abord être lavé ^-^^ dans les eaux du baptême ; puis, être pressé par les oeuvres de pénitence, et la réception de l'absolution ; enfin, il est nécessaire qu'il soit affranchi des désirs terrestres, et séché par les fervears de la charité.
Des dispositions pour bien communier, les unes, comme je l'ai dit, regardent l'âme, d'autres regardent le corps.