‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 194 sur 392 · UNE COMMUNION SACRILÈGE RENFERME UN TRIPLE CRIME · texte numérisé non relu

UNE COMMUNION SACRILÈGE RENFERME UN TRIPLE CRIME

Une communion sacrilège, considérée en elle-même, renferme trois crimes : un crime de profanation, un crime de trahison, et un crime de cruauté. C'est un crime de profanation et de sacrilège, parce que celui qui communie indignement traite le très saint sacrement sans respect, et reçoit le corps et le sang du Christ comme s'ils n'étaient autre chose qu'un pain matériel et profane. Crime de trahison et de perfidie pareil à la trahison de Judas, parce que celui ^ qui communie indignement approche de Jésus-Christ comme pour lui donner le baiser de paix ; tandis que, en réalité, il veut le livrer à ses ennemis, qui sont les passions criminelles que le pécheur nourrit dans son cœur.

Enfin, la communion sacrilège est un outrage et une cruauté envers Jésus-Christ, parce que celui qui s'en rend O^^yl^ coupable, renouvelle, autant qu'il est en lui, l'opprobre et les tortures de la passion et de la mort du Sauveur. On peut le comparer à ces apostats dont parle saint Paul, qui, après avoir reçu les dons divins, tombent dans l'apostasie, crucifient de nouveau le Fils de Dieu, ^ et le tournent en dérision. La croix à laquelle ces sacrilèges attachent notre Sauveur est, selon le sentiment de saint Augustin, plus cruelle que la

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