‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 213 sur 392 · SUR LA MESSE · texte numérisé non relu

SUR LA MESSE

Qja'il me soit permis d'ajouter l'explication des points essentiels de la doctrine catholique sur la messe telle que nous la lisons dans la Bulle Vengée sur les Ordres Anglicans par les évoques d'Angleterre, n. 12 : « La messe, d'après la doctrine catholique, est une commémoration du sacrifice de la croix; car, chaque fois que nous célébrons, nous montrons la mort du Sauveur jusqu'à ce qu'il vienne. En même temps, elle n'est pas une simple commémoration de cet autre sacrifice, puisqu'elle est aussi un vrai sacrifice : son prêtre, Jésus-Christ, se servant du ministère d'un représentant humain ; sa victime, Jésus-Chrit, réellement présent sous les

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apparences du pain et du vin ; son offrande sacrifiée, le rite mystique de la consécration. La messe rappelle le sacrifice de la croix, parce que, pendant que le prêtre est le prêtre du Calvaire, la victime, la victime du Calvaire, et son mode d'offrande, une représentation mystique de l'effusion sanglante du Calvaire, la fin aussi pour laquelle elle est offerte est de continuer l'œuvre du Calvaire, en demandant l'application aux âmes des mérites infinis de la croix. C'est dans ce sens que la messe est propitiatoire. Etre propitiatoire, c'est apaiser la colère divine par la satisfaction qui est offerte ; c'est implorer pardon et miséricorde pour les pécheurs. Le sacrifice de la croix est propitiatoire dans le sens absolu du mot. Mais le trésor infini des mérites acquis sur la Croix ne saurait être augmenté- ni diminué par aucun autre sacrifice. Il fut alors offert une fois pour toutes, et il n'y a aucune nécessité de le renouveler. Toutefois, cette plénitude de mérites et de satisfaction n'exclut en aucune façon l'application incessante de ces mérites et de cette satisfaction par le sacrifice perpétuel de la messe. Ainsi, le sacrifice de la messe est également propitiatoire. Et, selon la doctrine catholique, même ceux qui sont morts dans le Christ ne sont pas exclus des bienfaits de ce sacrifice : nous appelons la messe un sacrifice propitiatoire « pour les vivants et pour les morts. » « Puisque tel est notre enseignement sur le sacrifice eucharistique, sa dépendance essentielle de la doctrine de la présence réelle et objective est de toute évidence. Si, en effet, les paroles de la consécration n'avaient aucun pouvoir pour rendre le corps et le sang du Christ réellement et objectivement présents sur l'autel, nous n'aurions pas sur nos autels la victime du Calvaire, et sans cette victime le sacrifice ne pourrait pas subsister. »

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