‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 223 sur 392 · II. CONCLUSION PRATIQUE · texte numérisé non relu

II. CONCLUSION PRATIQUE

Je voudrais terminer ce traité de la sainte Eucharistie par des paroles très pratiques, tirées d'un volume qui a pour titre : « Les Moyens de la Grâce » : « S'il est quelque chose qui mérite la reconnaissance de l'homme envers Dieu, c'est incontestablement l'institution du Très Saint Sacrement. Mais nous ne sommes réellement reconnaissants que quand nous faisons un usage convenable des saints mystères, un usage conforme aux intentions du Christ.

L'existence de l'Eucharistie a pour but de nous l'offrir comme sacrement, comme nourriture et comme sacrifice.

Comme sacrement, nous devons régulièrement le visiter, l'adorer, aux jours des fêtes établies en son honneur, aux Bénédictions, le jeudi saint, pendant l'exposition des Quarante Heures. Bien que les yeux du corps ne voient que des formes et des apparences, la foi et les paroles de l'éternelle vérité nous enseignent que Jésus-Christ lui-même, comme Dieu et comme Homme, est caché sous ces formes et ces apparences. Bien que la raison humaine ne puisse que s'humilier en présence de ce mystère, notre cœur tressaille d'une joie pure et d'un saint amour, parce qu'il sent la présence de Dieu.

Au sacrifice vous devriez assister souvent, chaque jour, si c'est possible, et y contribuer par l'offrande de tout ce que vous avez. C'est en toute réalité le même sacrifice qui fut ofïert au Père éternel sur la croix du Calvaire, avec cette différence que, — sur le Calvaire, — le sacrifice fut sanglant, tandis qu'ici il s'ofïre d'une manière non sanglante. Mettezvous un instant en esprit au pied de la croix du Sauveur mourant. Quels sentiments graves et solennels pénètrent

LA SAINTE EUCHARISTIE 36s

Tâme quand vous voyez votre Sauveur, votre Dieu, versant son sang et donnant sa vie pour vous ! Ce sont les mêmes sentiments que vous devriez éprouver quand vous assistez à la messe, car, là aussi, c'est le Christ, qui chaque jour s'offre au Père éternel pour nos péchés.

Comme aliment céleste, vous devriez souvent recevoir le Saint Sacrement avec les dispositions nécessaires : il est véritablement la nourriture de votre âme, comme il est le plus sûr garant du bonheur éternel. Q.uels labeurs, quels efforts, quels soucis, l'homme ne s'impose-t-il pas pour la réussite de ses affaires temporelles! Quels soupirs d'ambition pour l'argent, les biens et les honneurs! Oh! que n'apportezvous ce zèle, cette ardeur, à la recherche de votre Sauveur dans l'adorable sacrement ! Q.u'est-ce que Dieu aurait pu faire de plus pour vous témoigner sa tendresse et son amour ! pour vous montrer combien ardemment il désire votre bonheur! Quelles excuses ferez-vous valoir, si vous méprisez l'amour de votre Dieu, en négligeant de communier souvent, en vous exposant par-là à vous priver de ses grâces, à ne pas assurer votre salut éternel ? Oh ! ne méprisez point Jésus- Christ pendant votre vie, afin qu'il vous fortifie à votre heure dernière, et vous traite avec indulgence au jour de votre jugement.

^^^^Wf^^^^^^^^^^^,^^:^

Le Sacrement de Pénitence

Introduction

4. Place qu'occupe la Pénitence dans l'ordre des sacrements. 2. Sens du mot Pénitence.

Page 1