‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 226 sur 392 · I. DEFINITION ET EXPLICATION DE LA VERTU DE PENITENCE · texte numérisé non relu

I. DEFINITION ET EXPLICATION DE LA VERTU DE PENITENCE

La vertu de pénitence, selon la définition de saint Grégoire, ^ est une vertu ou une habitude qui nous inspire une douleur sincère de nos péchés, et en même temps la ferme résolution

de ne plus pécher à l'avenir et de réparer le tort que nos péchés ont fait à Dieu.

La pénitence est une vertu spéciale, distincte des autres

vertus, puisqu'elle a un objet distinct, à savoir, la réparation

de l'offense faite à Dieu, par la peine intérieure du coeur et

par les châtiments corporels. Les actes de cette vertu sont la

^ ^^ contrition, la concession et la satisfaction. La contrition seule

est son acte premier et essentiel.

jn La vertu de pénitence peut se prendre généralement : elle

rr/L.'ù^ est simplement une vertu morale; ou spécialement: elle est une vertu chrétienne. Comme vertu morale, la pénitence nous porte simplement au regret du péché, avec une résolution de s'amender; comme vertu chrétienne; on peut la ^ définir : « Une vertu morale infuse, portant l'homme à jr^)^,.^ réparer l'injure que son péché a faite à Dieu. » Le Concile de Trente décrit ainsi l'acte de cette vertu : « Une peine du cœur et une detestation du péché commis, avec la résolution de ne plus pécher à l'avenir. » On dit que c'est une vertu infuse, parce qu'elle est une vertu surnaturelle donnée par Dieu dans l'acte de la justification, lors-même que, avant la justification, l'acte de pénitence ait été produit par la grâce actuelle qui alors excite l'âme, et y fait naître, l'habite avec laquelle elle coopère.

C'est une vertu supernatu£elle, parce qu'elle est au-dessus ^^^ des forces de la nature, et est un effet de la grâce du Saint- , Esprit, selon les paroles du prophète Jérémie: «Convertissezmoi, et je serai converti, car vous êtes le Seigneur mon " Dieu. » ^ La pratique de cette vertu nous justifie et nous sanctifie, ce que nous ne pouvons faire par nos propres

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forces, mais qui est l'œuvre de la grâce surnaturelle de Dieu. Le Concile de Trente Ta expressément défini : « Si quelqu'un dit que sans la grâce prévenante et sans le secours du Saint- Esprit, l'homme peut croire, espérer, aimer et se repentir, comme il doit le faire, pour que la grâce de la justification lui soit accordée, qu'il soit anathème. » ^

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