‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 233 sur 392 · SI UNE FORME CONDITIONNELLE EST PERMISE OU VALIDE · texte numérisé non relu

SI UNE FORME CONDITIONNELLE EST PERMISE OU VALIDE

En général, dans l'emploi de la forme sacramentelle, on peut ajouter certaines conditions portant sur le passé ou sur le présent, lorsque, d'une part, en refusant l'absolution on s'exposerait à causer un préjudice grave au pénitent; et lorsque, d'autre part, on a de sérieuses raisons de douter que toutes les choses nécessaires à la validité du sacrement, existent réellement. Dans ces cas, on se sert des conditions suivantes : Si vous êtes vivant, quand il n'est pas certain que la personne ait encore la vie ; si vous ave^ Vusage de la

raison ; si vous ave^ été baptisé^ (pour les convertis) ; si je ne vous ai pas donné V absolution, (dans le cas où Ton doute).

Dans des cas de ce genre, il suffit d'avoir l'intention d'absoudre sous telle ou telle condition ; et il n'est pas nécessaire de l'exprimer.

Q.uant à la condition exprimée par ces mots : si es dispositns (si vous êtes disposé), les auteurs se demandent si elle est licite ou valide. Les uns disent que l'absolution donnée sous cette condition serait invalide ; et ils semblent avoir de bonnes raisons pour soutenir leur opinion : une absolution est un acte judiciaire ; le prêtre doit juger et prononcer sur le cas qui lui est soumis. Aucun juge ne prononcerait une sentence sous une condition semblable, par exemple : si tu es coupable. Cependant une autre opinion soutient qu'il est permis d'user de cette condition, lorsqu'on a des doutes sur les dispositions d'un pénitent, et qu'il n'est pas possible de le disposer jusqu'à un certain point, et quand l'absolution est nécessaire ou utile au bien spirituel du pénitent.

En pratique, il est préférable de ne pas se servir de cette condition, lors même qu'on l'aurait présente à l'esprit.

Le sacrement de Pénitence, en réalité ou de désir, est nécessaire à tous ceux qui, après leur baptême, se sont rendus coupables de péchés mortels. Nous le prouverons plus tard en traitant de l'obligation de la confession.

7. EFFETS DE CE SACREMENT : (l) GRACE SANCTIFIANTE. (2) GRACE ACTUELLE ET SACRAMENTELLE. (3) PAIX ET SÉRÉNITÉ DE LA CONSCIENCE.

Les effets du sacrement sont d'abord ceux de la vertu de pénitence dont nous avons parlé, et il produit en outre des effets particuliers :

(i) La grâce sanctifiante qu'on appelle réparatrice ou salutaire ; les gtâCQS premières qu'il produit ^^r lui-même^ et par accident les grâces secondes, comme dans un pénitent qui a la contrition parfaite et qui reçoit le sacrement. Cette grâce est produite ex opère operaio.

(2) Les grâces actuelles, ou sacramentelles^ sont également produites ex opère operato.

(3) Quelquefois, chez les personnes pieuses, et dans celles qui reçoivent ce sacrement avec piété, il produit la paix et le calme de la conscience, en même temps qu'une grande consolation de l'esprit.

Ce sacrement peut se réitérer au point que le prêtre est libre d'absoudre les pénitents, non seulement une fois, ou sept fois, ou soixante-dix fois sept fois, mais aussi souvent qu'ils avouent leurs fautes et en expriment du repentir avec les dispositions convenables.

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