‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 248 sur 392 · Le ferme propos: sens, division et nécessité · texte numérisé non relu

Le ferme propos: sens, division et nécessité

La douleur de la contrition doit être accompagnée de la ferme résolution de changer de vie.

C'est ce qu'on appelle le ferme propos : c'est la résolution 1 d'éviter, avec le secours de la grâce de Dieu, non seulement le péché, mais aussi les occasions dangereuses. Il faut qu'on I ait la volonté de ne plus pécher à Tavenir^Il ne suffirait donc pas d'un simple désir, par exemple, de dire : Je voudrais éviter le péché si je pouvais ; je voudrais bien ne plus pécher ; si je ne rencontrais point de tentation sur mon chemin, je désirerais bien éviter le péché. On n'exige pas une promesse rigoureuse ni un vœu, mais une simple résolution d'éviter à l'avenir tout péché mortel.

Cette résolution peut être formelle et explicite^ ou implicite. La résolution explicite est un acte de la volonté par lequel je dis : Je veux changer de vie ; ou : Je veux à l'avenir m'abstenir du péché et en éviter les occasions. La résolution implicite^ ou virtuelle^ est celle qui est comprise dans la detestation sérieuse du péché ; en réalité, ce n'est pas autre chose que la douleur. Celui qui se repent véritablement de son péché et

avec les motifs voulus, a virtuellement et implicitement la résolution de ne plus pécher.

L'opinion la plus probable et la plus commune est que la résolution virtuelle est suffisante pour le sacrement de Pénitence. Mais, dès lors qu'il y a une opinion probable qui exige le ferme propos explicite, la pratique à suivre, c'est, lorsqu'on y pense avant l'absolution, d'avoir le ferme propos explicite. Si on n'y pense qu'après, il faut s'en reposer sur la résolution implicite, comprise dans la douleur du péché, et qui est suffisante. Il n'est point nécessaire, pour cette raison, de refaire cette confession.

Sans le ferme propos, il n'y a pas de vraie contrition, parce que la douleur du péché doit être souveraine, et elle ne le serait pas si elle n'excluait pas toute affection au péché et toute volonté de le commettre : tout cela n'est pas autre chose que la résolution de changer de vie.

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