‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 258 sur 392 · s'il faut confesser les circonstances du péché · texte numérisé non relu

s'il faut confesser les circonstances du péché

Il y a certainement obligation de confesser celles qui changent l'espèce et celles qui augmentent notablement la culpabilité du péché. Le Concile de Trente en donne la raison ^ : Si le pénitent ne confesse pas ces circonstances, il ne fait pas entièrement connaître ses fautes; dès lors, le confesseur ne peut pas juger en connaissance de cause, prononcer la sentence, et appliquer la peine convenable.

D'après saint Thomas et saint Alphonse, il n'est pas néce.ssaire de confesser les circonstances qui augmentent notablement la culpabilité du péché dans la même espèce. Nul, en effet, n'est tenu à l'observation d'une loi douteuse; et, puisque la loi qui commande d'accuser les circonstances aggravantes de ce genre est douteuse, elle n'oblige pas. Le Concile de Trente n'explique pas la nécessité deles confesser, parce que cette obligation ne paraît ressortir ni des paroles du Christ, ni de l'institution du sacrement. D'après cet enseignement, la circonstance de l'habitude d'un péché peut ne pas se confesser. Mais si le confesseur interroge au sujet d'une habitude de ce genre pour se former une opinion sur l'état de conscience du pénitent, celui-ci doit l'avouer franchement. Une proposition affirmant le contraire a été condamnée par Innocent XI.

I CoNC. DE Tr., sess. XIV., ch. v.

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