‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 259 sur 392 · SA NÉCESSITÉ · texte numérisé non relu

SA NÉCESSITÉ

Par examen de conscience, on entend la recherche soigneuse et exacte des péchés qu'on a commis, et dont on ne s'est pas encore confessé.

Ce qui prouve la nécessité de cet examen c'est que c'est le moyen habituel et nécessaire d'assurer l'intégrité de la confession.

A cet examen, il est nécessaire d'apporter une diligence ordinaire, plus ou moins grande, selon les personnes, et leurs différentes capacités, et telle qu'on la mettrait à une affaire d'une grande importance.

Je dis -7- une diligence ordinaire, — mais telle que des fautes graves ne puissent pas être omises en confession par suite d'une négligence volontaire. Il n'est point nécessaire d'écrire ses péchés, et on ne doit pas permettre aux personnes scrupuleuses de donner trop de temps à leur examen.

Les personnes ignorantes ont besoin d'être assurées qu'elles trouveront le secours de leur confesseur à leur disposition, pour compléter cet examen qu'elles seraient incapables de bien faire par elles-mêmes.

2. RÈGLE GÉNÉRALE SUR LE TEMPS A CONSACRER A l'examen de CONSCIENCE

Il n'est pas facile de déterminer quel espace de temps on doit consacrer à l'examen de sa conscience. Cette durée dépend de la fréquence des confessions et de la régularité de la vie. Les personnes qui ont un genre de vie calme et

régulier, qui se confessent toutes les semaines ou tous les quinze jours, y mettront moins de temps que celles qui mènent une vie agitée et troublée, qui sont engagées dans des occupations graves et absorbantes, et qui ne se confessent qu'une fois ou deux par an.

La seule règle générale qu'on puisse donner, c'est qu'il faut consacrer à ce devoir le soin et l'exactitude qu'on apporte d'ordinaire à une affaire importante. De toutes les affaires, c'est la plus importante, puisqu'il s'agit du salut de notre âme. En même temps, il faut prendre garde de troubler sa conscience par un excès d'inquiétude, en se forgeant des scrupules ; autrement la confession deviendrait une charge insupportable, au lieu d'être, suivant l'intention du Christ en l'instituant, la consolation et le baume de l'âme.

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