‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 302 sur 392 · DÉFINITION ET EXPLICATION DE L'ORDRE · texte numérisé non relu

DÉFINITION ET EXPLICATION DE L'ORDRE

« Les saints Ordres sont un sacrement que reçoivent les évêques, les prêtres et les autres ministres de l'Eglise, et qui leur donne le pouvoir et la grâce d'accomplir leurs saintes fonctions » ; ou, selon une autre définition : « L'Ordre est un sacrement qui donne à l'Eglise des évêques, des prêtres, des ministres inférieurs, et leur confère le pouvoir de remplir leurs différentes fonctions. »

Ordre signifie arrangement ou disposition convenable des personnes et des choses en vue d'une fin déterminée. On dit, par exemple, qu'il faut de Vordre dans une procession ou dans une cérémonie. On appelle ainsi ce sacrement, parce qu'il établit de l'ordre dans l'Eglise en plaçant ses ministres au-dessus des simples fidèles, au point de vue spirituel, en plaçant les chefs et les pasteurs dans une subordination relative, et en établissant de justes rapports entre eux. Cette subordination relative au point de vue du culte divin s'appelle aussi la hiérarchie.

4. IL EST UN VRAI SACREMENT: (l) SIGNE SENSIBLE (2) INSTITUÉ PAR LE CHRIST. (3) COMMUNICATION DE LA GRACE

L'Ordre est un vrai sacrement de la Loi nouvelle. Nous y trouvons tout ce qui est nécessaire pour constituer un sacrement :

(i) Le signe sensible consiste dans l'imposition des mains et dans la présentation des instruments, tels que le calice et la patène^ pour la consécration du prêtre, et aussi dans les paroles qui accompagnent ces cérémonies. La matière de ce sacrement est dans l'imposition des mains et dans la présentation des instruments propres à chaque ordre. La forme consiste dans les paroles que l'évêque prononce en imposant les mains et en donnant les instruments.

Le signe sensible indique que l'évêque transmet en tout ou en partie, à celui qui est ordonné, le pouvoir d'exercer les fonctions ecclésiastiques, représentées par les instruments avec lesquels on les exerce. Ainsi l'imposition des mains, et la présentation du calice avec du vin, et de la patène avec une hostie, signifient que l'ordinand est prêtre, qu'il a le pouvoir de consacrer le corps et le sang de Jésus-Christ.

(2) Les textes que nous avons cités prouvent clairement que c'est le Christ qui a institué le sacrement de l'Ordre. Par ces mots : « Faites ceci en mémoire de moi, » il a donné le pouvoir de consacrer. Le pouvoir de pardonner les péchés est transmis par ces paroles : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, etc.. » Le pouvoir de prêcher et de baptiser : « Allez enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Il a communiquée ses Apôtres tous les pouvoirs de prêtre qu'il avait lui-même, quand il leur a dit : « Comme mon Père m'a envoyé, ainsi je vous envoie. »

(3) Ce signe sensible produit la grâce, comme le prouvent expressément les paroles de saint Paul à Timothée : « Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée suivant une révélation prophétique, par l'imposition des

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mains des prêtres. » ^ Et ailleurs : « C'est pourquoi je vous avertis de rallumer la grâce de Dieu que vous avez reçue par l'imposition de mes mains. » =

Le Concile de Trente définit que l'Ordre est un vrai sacrement : «Si quelqu'un dit que l'ordre ou l'ordination sainte n'est pas un véritable sacrement institué par Jésus-Christ, qu'il soit anathème. »

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