‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 59 sur 392 · EXPLICATION DE LA DEFINITION DONNÉE PAR LE CONCILE DE TRENTE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA DEFINITION DONNÉE PAR LE CONCILE DE TRENTE

Le Concile de Trente définit la justification : « Une transition de cet état dans lequel un homme naît enfant du premier Adam, à l'état de grâce et d'adoption des enfants de Dieu par le second Adam, Jésus-Christ, notre Sauveur. » La justification, d'après cette définition, est l'état d'une personne qui a été

1 Ps. cxviii. 5.

2 I Cor. VI. II.

3 ApOC. XXII. II.

4 Prov. XVII. 15.

rendue juste après avoir été coupable. Elle comprend deux choses: la rémission des péchés et la sanctification. On dit qu'elle est l'effet de la grâce, parce que c'est la grâce sanctifiante qui la produit dans notre âme.

Pour éviter toute méprise dans le sens où les théologiens catholiques emploient le mot « justification, » nous noterons encore : (i) qu'il peut se prendre dans un sens impropre ou extrinsèque^ pour indiquer un homme juste, lorsqu'il l'est en réalité, on peut ne l'être pas ; et cela, soit parce qu'on ne connaît pas qu'il est coupable, comme quand un tribunal humain déclare qu'un homme n'est pas coupable, parce qu'il n'y a pas de preuves contre lui ; ou par suite d'une malice qui cache la culpabilité. Tel est le sens des paroles que prononce Isaie : « Malheur à vous qui pour des présents justifiez l'impie et qui ravissez au juste sa propre justice. 2> ^ C'est-à-dire, en proclamant juste celui qui est impie. (2) Ce mot peut se prendre dans un sens propre et intrinsèque^ pour le procédé ou la chose qui rend juste un homme qui ne l'est pas. Le premier genre de justification dont nous venons de parler est manifestement indigne de Dieu, parce qu'il implique une ignorance ou un mensonge. C'est cependant le genre de justification qu'attribuent à Dieu, ceux qui disent qu'il couvre seulement les péchés des impies, et ne les leur impute plus à péchés. C'est dans le second sens que nous devons comprendre que Dieu justifie le pécheur, en lui pardonnant réellement ses péchés, et en effaçant toutes leurs taches du péché par la justification.

I Is. V. 23.

3. LA REMISSION DES PECHES QUANT A LA CULPABILITE ET AU CHATIMENT, RÉELLEMENT OPÉRÉE PAR LA JUSTIFICATION :

PREUVES DE l'Écriture et définition du concile de

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