‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 68 sur 392 · les cinq autres actes requis pour la justification · texte numérisé non relu

les cinq autres actes requis pour la justification

d'un adulte

Le Concile de Trente (Sess. vi. ch. vi), en outre de la foi, mentionne cinq autres actes exigés de la part du pécheur pour sa justification : un acte de crainte, d'espérance, d'amour de Dieu (un commencement d'amour), de contrition, et la résolution de recevoir les sacrements institués pour la rémission des péchés, et d'observer les commandements. Monseigneur Hay, suivant l'enseignement de saint Thomas, explique comment ces autres vertus découlent de la foi comme de leur source. « Comme le commencement de tout bien doit venir de Dieu à notre âme, — car nul ne peut venir à moi, dit Jésus-Christ, si m.on Père qui m'a envoyé ne

Tattire ; — ainsi, quand Dieu, dans son infinie bonté touche le cœur du pécheur, et l'excite à revenir à lui par le repentir, le premier pas que fait le pécheur dans cette œuvre si importante, c'est de croire, d'une ferme foi, toutes les saintes vérités que le Christ nous a révélées et que son Eglise nous enseigne. Cette foi, en lui enseignant la juste vérité de Dieu contre le péché, remplit son cœur de cette crainte salutaire du Seigneur qui est « le commencement de la sagesse. » Cette même foi, en lui apprenant la bonté et la miséricorde infinie de Dieu, son empressement à pardonner les pécheurs repentants, l'élève jusqu'à une profonde confiance en Dieu, par les mérites de Jésus-Christ. Alors, connaissant par cette même foi, combien Dieu est infiniment bon en lui-même, et combien il a été infiniment bon pour lui dans les innombrables faveurs dont il l'a comblé, surtout dans le grand œuvre de notre Rédemption, il conçoit dans son cœur un amour et une affection sincère envers un si aimable Bienfaiteur. (Par cet amour, il ne faut pas entendre la charité parfaite, parce que celle-ci justifie immédiatement, ou suppose la justification, mais l'amour imparfait ou l'attrition qui suffit avec le sacrement de Pénitence, abstraction faite de la question controversée, si le commencement d'amour, ou de charité envers Dieu, est nécessaire ou non avec les sacrements). Alors, réfléchissant sur ses nombreuses fautes, dont sa foi lui révèle aussi l'énormité, il se sent le cœur rempli du chagrin d'avoir, avec tant d'ingratitude, offensé un Dieu si bon. Il hait, il déteste ses péchés, qui déplaisent à Dieu et qui l'offensent, il forme le ferme propos de changer de vie, d'observer la loi de Dieu ; et ainsi, il se tourne vers le Seigneur son Dieu, par un repentir sincère, et il s'adresse aux sacrements sacrés comme aux heureux et efficaces

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