‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 73 sur 392 · DIVISION ; DU MÉRITE de COfldlgnO ET DU MÉRITE · texte numérisé non relu

DIVISION ; DU MÉRITE de COfldlgnO ET DU MÉRITE

de congriio

Le mérite est de condigno, mérite de, condignité ; ou de conffriio, mérite de construite.

Il y a mérite de condignité , lorsque la valeur de l'œuvre est égale à la récompense, celle-ci étant due en justice. Il y a mérite de congriiité, lorsque la valeur de l'œuvre n'est pas égale à la récompense, et que celle-ci n'est pas due par justice, mais seulement en vertu de la convenance, de l'amitié ou de la générosité de la personne pour laquelle l'œuvre est faite. Ces deux sortes de mérite se subdivisent encore. Le mérite de condignité peut être de justice stricte et rigoureuse (ex toto rigore jnstitiœ); c'est quand il a une valeur égale à la récompense qui exclut toute espèce de faveur de la personne qui récompense. Tel fut le mérite du Christ. Ce mérite du Christ s'appelle aussi le mérite essentiel, à cause de sa valeur et de son excellence infinie, fondée sur la dignité infinie de la personne du Christ, qui accomplit les bonnes œuvres. Tout autre mérite n'est qu'un mérite de participation^ ayant, il est vrai, une valeur réelle, mais qui dérive des mérites du Christ, comme les pampres sont vivifiés par le cep.

Le mérite de condigno peut aussi être de pure condignité : c'est celui qui, en lui-même, est d'un prix égal à la récompense, mais cependant suppose toujours une faveur ou une

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condescendance de la part de Dieu qui accorde la recompense. Tels sont tous nos mérites de condignité, qui dépendent nécessairement de la faveur et des promesses de Dieu, aussi bien que toutes les récompenses que nous pouvons en espérer.

Il y a deux sortes de mérite de congriiité. L'un qui est infaillible, parce qu'il est la conséquence d'une promesse divine faite en faveur d'une action ; par exemple, la prière et la contrition parfaite d'un pécheur peuvent lui mériter la grâce sanctifiante de cette façon. L'autre mérite de congruité est faillible, et on ne peut pas dire qu'il ait aucune espèce de valeur surnaturelle en lui-même ; il est entièrement attribuable à la compassion et à la miséricorde de Dieu ; il ne suppose même pas une promesse divine d'aucun genre en sa faveur, ni aucune obligation quelconque de le récompenser. Il y a peu de différence entre ce mérite et Vimpétration^ et on ne peut pas le considérer comme d'un plus grand poids pour obtenir les faveurs divines.

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