Chapitre XX
comme celle qui étoit entre les enfans et moi! A uoi une telle amitié peut-elle être propre, qu'à faire dans la raison un renversement qui passe toute créance ?. Car des que quelqu'un de la troupe a dit: Allons, allons, faisnns une telle chose, il n'y,en a pas un qui ne suive, et qui n'eut honte de n'avoir'oas perdu toute honte.” Confess. I, 2. c. 9. 10 . VIL Hélas, Ô mon Sauveur, qu'il y a d'écucils et de dangers à surmonter dans le monde pour ceux qui y veulent faire leur salut! Qu'il faut de courage pour résister au torrent du mauvais exemple ! apprenez-moi donc ce qu'il faut que je fasse, ayant a vivre et à converser avec les autres. Nr 1. Il faut que vous vous proposiez l'exemple du
jeune Tobie, qui n'avoit pas honte d'aller seul adorer le vrai Dien dans le Temple de Jerusalem,
ons alloïent adorer ob. 1. k 2, Il faut éviter la compagnie des personnes
tandis que tous ses compa
qui vous sont une occasion d'offenser Dieu ; quand
bien même elles vous servient aussi cheres que
vus yeux, et aussi nécessaires que vos mains et
vos pieds. Matth. 18. | | 3. Vous devez bien prendre garde que nul mauvais discours ne surte de votre bouche, parce
que les mauvais entretiens corrompent les bonnes
mœurs : ils se glissent dans une ame comme un serpent, ei ils s'y, attachent et.s y enracinent comme une gangréne. Si vous avez à parier, qu'il poroisse que Dieu. parle par votre bouche ; qu'il a'en sorte que des: STE bons et édifians, qui
138 Les sages Entretien À
“inspirent. Je là piété. ‘à ceux qui les” écouter = Bavnissez de. vous toute aigreur, tout emporte. DE 7 nn ment, tuuté colère, toute criérie, toute médisance, | eufin toute malice. Qu'on n'entende point surtir 1 ‘de votre bouche des paroles deshonnètes, ni de De: “folles, ni de boufunnes; cé qui ne ‘convient point *“à Votre vocation ; mais plätét des ‘paroles d'acti. DT si)
eus de graces. Entretenez-vous les uns lés autres : de Pseaumes, d’ Hynes, et de Cantiques spi. D Diet
INA ‘ tuels. 1, Cor. 13 2. Tim. 2. Ep. #5 | voyé NUS VIN. Heureux celui qui ne s'arrète point digne et. de
- la voie des pécheurs et des libertins ! ar l'ami des pens
* isensés leur dévieridra . semblible. Devenir mé. D de |
* chant ou se niettre en’ danger de -le ‘devenir, est D" qui {
ce là le chemin du salut? Heureux celui qui a le cc
th une garde à sa langue, ét une sentinelle à ses D ‘flic
lèvres, afin que son cœur ne se laisse polit allera DE lent
|! des paroles de malice, parce qu'en gardant sa lan. |.‘ gue il girde son ame ! Heureux enfin.ét mille fois ‘on Lie celui dunt Dieu, est le guide ét le conil L ducteur, et qu'il tient comme par.le main pour le ti | ” préserver de toüte châie, et'le condûire selon son Vi En plaisicl | Préservéa-mei'& me délivrez, 6 mon Dieu, : de l'homme méchant: délivrez-moi de moi-même JT‘ qui suis un pécheur: et conduisez-moi dans le UE sentier de vos Commandensnts car C'est tout ce [| que je souhaite. Ps. 118.
dd + rien #3 @ 1-04 4 nou b4: À \ çae
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Dieu, de noï-méne ji dans le cat tout ce:
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XKE | |
L 6 WA: vit éternelle éondidelà : vous: PATENT
‘4 'tre, 6 mon Dieu ; vaus qui'êtes le seul
( Diei à Vale, et Jésus-Christ tie ‘vous avez en- “voyé:” G'est:à dire, que lé bonheur de cettevie.
et de l'autie-eonsiste : a connoître:le:vrai-Dieu & à penser à luk: C’ést-la vue et l4 pensée. continueBe
de Die, qur ténd'tous les Saints bienh£ureux.-et : qui fera-aussi rioté honheur apres cetté vie, C'ést:
le commencement: et comme Vlavant-geût dela fvlicité: éterhélle ; et. cest aussi un moyen excel-
: lent pour assurer notre sat, Joan. 17:
Plus. an.nense à Diet, plus on devient sénibla. ; ble aux Anges et aux: Suiits qui sent dans le Giel, et quê.ne ne cessent dé penser: au Seigneër, qu'ils bénigsent continuellement, La pensée:de
: Dieu’ 'empêehe-"de Faffenser. ‘- Comment potire
rois-je commettre: un: si grand'crime, et péchez : contre. mon: Dieu ?" disit-le chaste Joseph en
‘résistant coûragéensement-aux nofli icitations impor «
tunes d'ime malheureuse créature. En effet ne faudroit:ik pag avoir perdu le bon éens, pour se kisser aller au mal, qnand on est: pénétré dela
présence de Dieu, qui: voit toutet: qui n'ignore
rien de ce que neus faisons ? Génese. 36.
IF Lja-pensée de Dieu-ne sert pas seulement.a nous détourner.du pêché : ellé nous remplit en-
vase de joïé.et-de. donsvlation cn quelque état que
nous.nous.trouvions.”.Mon.ame, dit le. Phophète n'a pu 8e consoler: je mé suis souvenu de Dieu, et cette pensée m'a rempli de joie.” Dans les afflictions, soit du corps, soit de l'ame, si l'on vient à penser a Dieu comme.à un bon Père, on accepte volontiers les peines de sa main. “ Ca Île, Seigneu ‘hâtie celui qu aime, et il fait sentir sa verge à tous ceux qu'il reçoit.«u nombre de ses
Les, sages Entreliens.
enfans.”. Si on le regarde comme le souverain Seigneur de toutes choses, on se soumet à ses vo.
‘loniés avec respect, et on s'humilie sous'sa main
toute-puissante. Si on le considère comme un Protecteur à qui rien n’est impossible, on lui de.
- maude du secours, et on espère tout de sa pro.
tection... Ps. 76. Hcbr. 12.
Dans les occasions où il faut nous surmonter & nous faire quelque violence, si nous pensons que Dieu est notre force, notre ferme appui, notre re. fuge, notre libérateur ; nous prenons Courage, et
-nous faisons de nouveaux “efforts pour le servir
avec fidélité. Dans les plus grands dangers, la pensée. de Dieu nous tient dans une sainte con. innce, à l'exemple de S. Antoine, qui se voyant
. environné d'une légion de. demons, se moquoit
d'eux; parce. qu'il savoit que Dieu lui servoit
. comme d’un bouclier impénétrable contre leurs
attaques.
Sainte Catherine de Sienne, au wilieu des tentations, disoit qu'elle ne doutoit nullement
que Dieu ne pensât à elle, parce qu'elle pensoit|
a lui. |
En un mot, la pensée de Dieu est pour now une source de mérites, puisqu'elle nous donne lieu d'exercer les vertus les plus exeellentes, de foi
a per encui ÿngra de qu jouis:
J'or dr
Je
Phophète, de Dieu, Dans les e, si l'on Pere, on n. ‘ Car fait sentir bre de ses souverain t à ses vos sa man omme un on lui de.
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courage, et ur le seryir dangers, la sainte con.
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