‹ Les sagessesChapitre 3 sur 17 · LIMINAIRE · texte numérisé non relu

LIMINAIRE

Parfois, comme celui qui, s'étant mis debout Sans réfléchir combien sur lui la poutre est basse, Fut heurté par le bois ou griffé par le clou Et désormais ne veut qu'être humble, et se ramasse

Ramassé sous le choc des heures malchanceuses, Le cœur se plie en des rêves peu compliqués.

André Corthis (Gemmes et Moires :

Les Brodeuses).

Ainsi la douce vieillerie

Dans les âmes endolories

Se promène en cher souvenir,

Émue et frêle à définir

Parmi les caresses falotes

De sa main d'ombre qui tremblote.

Le cœur, pour un temps trop brisé, N'ose plus rêver du baiser A pleine chair et dont on saigne :

Pour un temps, timide il se baigne Dans l'atmosphère bon et rangé Où trottine, à pas tout léger,

Comme souris de boiserie, La calme et grise vieillerie.

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