‹ Les sagessesChapitre 8 sur 17 · LE COUVENT DES DAMES BLANCHES · texte numérisé non relu

LE COUVENT DES DAMES BLANCHES

J'allais chercher le soir, souvent, Ma petite sœur au couvent.

J'entrais par la porte entr'ouverte Dans la maison comme déserte.

J'entrais très inquiet du bruit De mes petits pas dans la nuit.

J'attendais longtemps, sans colère, Le retour de la sœurtourière, Soudain s'ouvrait un rideau blanc :

« Qui demandez-vous, mon enfant? »

J'aimais ce son de voix fluette, Je voyais juste des lunettes,

Et timide je répondais :

« Madame Zyte, je voudrais Ma petite sœur Marie-Louise. »

Lors, sans plus de bruit qu'une brise, Disparaissait, par son couloir, La dame blanche dans le noir.

Dans le parloir sur une chaise

Je restais ému, mal à l'aise

Tout seul, dans l'ombre ayant très peur !

Et j'entendais battre mon cœur

Plus vite et fort que, dans la loge

De la sœur tourière, l'horloge.

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