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l'industrie, tels sont les trois grands aspects de l’activité sociale de l'avenir. Les Prêlres, les Savants, les Industriels, voilà la Société » (1). :
Corréiativement à cette transformation de la doctrine en religion se produisit la transformation de l'Ecole en une Eglise saint-simonienne ; puisque l’organisation de la société future doit avoir pour fondement une hiérarchie religieuse, il fallait dès maintenant organiser un modèle de cette hiérarchie.
Les anciens disciples formèrent le collège, qui nomma, le 25 décembre 1829, deux chefs, les deux PÈRES : Enfantin et Bazard. Michel Chevalier, Henri Fournel, Edmond Talabot, Gustave d’'Eichtal faisaient partie de ce collège. Au-dessous venaient les membres du deuxième degré, parmi lesquels Emile et Isaac Péreire; puis les membres du troisième degré, comme Jules Séguin et Capella. Enfin, il y avait les catéchumènes.
La plupart de ces disciples, dont nous citons les noms parce que nous aurons l’occasion de parler d'eux à propos des chemins de fer, étaient d'anciens élèves de l'Ecole Polytechnique, et Enfantin écrivait à cette époque : « L’Ecole Polytechnique donne à force ».
Parmi les ingénieurs saint-simoniens, on peut encore citer Paulin et Léon Talabot, Lamé et Clapeyron.Une église s'était également fondée dans le Midi, et elle comptait parmi ses membres quelques ingénieurs.
Enfin, au nombre des disciples les plus convaincus et les plus actifs se trouvaient deux hommes de lettres, qui devaient plus tard mettre leur plume au service de la cause des chemins de fer, Charles Duveyrier et Emile Barrault.
(1) Exposition de la doctrine, p. 434.
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Cette transformation de l'Ecole en Eglise n'avait pas été sans susciter une opposition, et il y avait eu quelques défections. Mais le vide produit par le départ de ces dissidents allait bientôt être comblé, car à 1’ « expansion silencieuse » succéda la propagande, et dès lors les conversions se firent plus nombreuses. Cette propagande, les Sant-Simoniens l'exercèrent par plusieurs moyens: ils firent de nombreuses conférences à Paris; ils organisèrent des missions en province et même à l'étranger : enfin, ils répandirent leurs idées par la voie du journal.