‹ Les Saint-Simoniens et les Chemins de FerChapitre 23 sur 30 · LISA · texte numérisé non relu

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tion des chemins de fer par l'Etat, un article dont le projet ne se releva pas ; et cela, alors que M. Chevalier avait autrefois invoqué de si victorieux arguments en faveur du système de l'exécution par l'Etat.

G. Dairnvaell, dans Rothschild I”, ses valels el son peu-

depuis le roi Rothschild jusqu'aux derniers des Saints-Simoniens » (1) ; il dirige surtout ses attaques contre Isaac Péreire, le « Heutenant de Rothschild » ; et 1l reproche au « roi des Juifs » de détenir « outre son chemin du Nord » ceux de Saint-Quentin, d'Avignon, de Marseille, d’Alais à Nimes, de Versailles (R.-D.), de Saint-Germain, d'Orléans à Vierzon.

Michaud et Villenave enfin, dans leurs biographies, rapprochent Saint-Simon et de Rothschild, la secte saint-simonienne et la secte judaïque.

« Après avoir été dispersés comme \es Israélites, les Saint-Simoniens ont montré, il est vrai, moins d’attachement à leurs doctrines et la plupart d'entre eux sont rentrés dans la secte judaïque d'où ils étaient sortis. Accueillis, protégés par ceux que l’on en considère aujourd’hui comme les souverains ou les grands prêtres (ies Rothschild), ils se sont mis en fusion dans les chemins de fer, et ils y hennent de fort belles places, disant que cette phase vaut bien celle qu'avait annoncée leur maître » (2).

« Après avoir erré plusieurs années en Egypte, en Turquie, en Algérie et dans d’autres contrées, plutôt en charlatans, en aventuriers qu'en apôtres, n'ayant trouvé dans

(1) G. Dairnvaell, Rothschild Ier, ses valets el son peuple, p. 24.

(2) Michaud et Villenave, Histoire du Saint-Simonisme et de la famille de Rothschild. Avertissement,

toutes ces contrées aucun moyen de semer leurs doctrines ou de faire de nouvelles dupes, ils sont revenus en France, où cela est toujours plus facile. Renonçant alors à prêcher la communauté des biens et le mépris des richesses, 1ls sont rentrés dans les voies de la politique ou de la spéculation ; enfin on les voit aujourd'hui, honteux du rôle qu'ils ont joué, mais toujours protégés par le méme parti, occuper de grands emplois dans les chemins de fer et dans les rangs les plus élevés de la société et du gouvernement. Voici la réponse qu'a faite récemment l’un d'eux à M. Reybaud, qui, s'étonnant de le voir, ainsi que plusieurs de ses confrères, dans la carrière des spéculations et de l’agiotage, lui demanda comment il avait pu renoncer aux phases de gioire et de splendeur si solennellement annoncées par le maître : « Ne trouvez-vous pas, dit le disciple, que cette nouvelle phase en vaille bien une autre ?.. » Ainsi s explique tout le but et, comme disent ces messieurs, les tendances du Saint-Simonisme » (1).

C'est à Enfantin que l’on prêtait la réponse citée plus haut. Et celui-ci s'émouvait de ces attaques : « Voici venir la diffamation, écrivait-1 à Duveyrier. Parce que mes amis d'affaires sont haut placés par leurs relations de famille, par leur fortune, par les entreprises colossales qu'ils ont créées et menées à bien au moyen d’un travail prodigieux de trente années, parce que ces amis exercent natureïlement et très légitimement une grande influencé dans notre société, voici les injures qui pleuvent ? Vous savez à quoi vous en tenir sur ces saletés que l'amour du scandale et une basse envie font faire aujourd'hui... Je trouve assez dégoû-

(1) Hbid., p. 22.

tant de s'entendre remercier ainsi du bien qu’on a fait ou seulement voulu faire » (1).

Ces écrits n'étaient, en effet, suscités que par l'envie ; car les Saint-Simoniens ne s'écartaient pas de leur doctrine en s'occupant de chemins de fer ; et si nous avons signalé l’existence de ces attaques, c’est pour montrer la place prépondérante que les Saint-Simoniens occupaient désormais dans le mouvement industriel : la calomnie, en effet, suit de près la célébrité.

(1) 7.844. Lettre du # septembre 1847.

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