CHAPITRE VIII. — LE CULTE DES SAINTS
rence certaine d’antiquité: il y a deux éponymes de paroisses en Plou-, et saint Garan-Cavan donne son nom à une paroisse ancienne. Si l’on admet que ces personnages ont vécu dans le pays et que les lieux qui portent leurs noms rappellent leur passage, la chapelle côtière pourrait en ce cas rappeler le lieu de leur débarquement, et l'établissement terrien rappeler le lieu où ils Fes séjourné plus tard, après avoir monté dans le haut pays!
Il a été cité séparément trois saints qui présentent la particularité d’avoir plusieurs établissements côtiers
SAINT KIRIO a, en outre de sa fontaine côtière en Trédrez, une autre chapelle non loin de la côte en Ploujean.
SAINT GUIREG à les deux établissements côtiers de Locquirec et de Perres-Guirec, et en oufre un hameau de Saint-Guireu, ou Saint-Guireuc, sur la côte, en Plévenon (C.-du-N.), à environ 90 kilomètres est de Locquirec. — Si Guévroc est son autre nom, il a, sous ce nom, une chapelle côtière en Tréflez (F.), à 60 kilomètres environ à l’est de Locquirec, et en arrière de ce point côtier, une chapelle correspondante dans le haut pas, en Ploudaniel.
8. Il faut ajouter à celte liste des exemples bien différents, qui ont l'intérêt de montrer combien il faut être circonspect en cette matière. Ces deux exemples sont d'une époque connue puisqu'ils comportent des Lok- el sont par conséquent sans rapports avec ceux qui précèdent:
SAINT Ivy, éponyme de ja petite paroisse aux enclaves de Dol, et par conséquent peu ancienne, de Loguivy-lez-Lannion, sur le bord du Léguer, et, dans l'arrière pays, de Loguivy, ancienne trêve de Plougras, de Loguivy en Tonquédec, et de Loguivy en Plouaret (C.E.-M.). Il s'agit là de l'extension d’un culte qui a fait fureur en Bretagne pour des raisons que l’on ne connaît pas, et cela à l'époque très tardive des Lok-, :
SAINT JUDOG, patron de la chapelle Saint-Uzec en Pleumeur-Bodou et de Lohuec, jadis Lohuzec, ancienne trêve de Plougras. La chapelle Saint-Uzec en Pleumeur n’est pas absolument côtière, elle est à un bon kilomètre de lai mer et dans une situation terrienne. Par ailleurs, le culte de ce saint très tardif, qui ne vécut pas en Bretagne, a été introduit en Bretagne à fort basse époque.
Ces deux exemples peuvent donc être mis à part et ne doivent pas enlraver la suite des recherches. Sur ces deux saints, voir les expliealions fournies supra au début du chap. II; sur saint Ivy, voir Siæ saints, p. 88 et n.
Sarnr GaRAN à une seconde chapelle côtière, la chapelle
Saint-Cava en Plouguerneau (F.), à près de 80 kilomètres : à l’ouest de Plestin.
La chapelle côtière unique pouvait être interprétée comme rappelant le lieu de débarquement du saint; que devient dans ce cas la seconde chapelle côtière, la troisième. comme c'est le cas de saint Guirec ; faut-il les interpréter comme étant dues à un transport du culte ?