Voir au chapitre Il, pp
Une seconde période comprend les paroisses en Lan-, Lok-; ce sont des paroisses monastiques, des paroisses en Tré-, ou autres noms, qui sont des succursales érigées en paroisses. Cette période est close très tôt ; Lanmeur est donnée comme paroisse dans la pseudo-charte 305 du Cartulaire de Redon, charte qui est certainement antérieure au xrr° Siècle; Trédrez et Tréduder sont déjà paroisses à l’époque de saint Yves, dans la seconde moitié du xxrr° siècle *. Tout semble indiquer que cette période était terminée à la fin du xrr° siècle ; passé cette date, on ne crée plus de paroisses ; la liste en est définitivement arrêtée en Bretagne. Les exceptions sont très rares, il s’agit de cas tout à fait particuliers, comme celui de villes neuves, Lorient par exemple, fondé en 1709 dans le territoire de Plæœmeur ; en dehors de ces exceptions très rares, les paroisses demeurent telles qu’elles étaient, partageant certaines villes qui, au point de vue municipal, avaient autonomie*. L’on se contente de constituer des trêves, lesquelles trêves restèrent, jusqu'au Concordat, sous la dépendance directe de leur paroisse *.
29. Sur Lanmeur, v. supra chap. IX, p. 186, et n. 23: — Trédrez et Tréduder sont citées comme paroisses dans les actes de saint Yves. Dans le Cart. de Landévennec, Langonnet (M.) paraît être paroisse, ch. xx (pièce où intervient le roi Grallon, par conséquent postérieure au milieu du xr siècle), mais Landrevarzec (F.) est encore en Briec, ch. xin. Il y a deux paroisses en Tré-, Trégunc, ch. xIx, et Tréchoruus, ch. x11 (cette dernière non identifiée) ; ces deux paroisses ne sont probablement pas composées avec le terme Tref, car le rédacteur du cartulaire n'a pas découpé le nom en deux éléments.
30. Voyez l'article déjà cité de Ros., Les anciennes circonscriptions paroissiales du Morbihan, in Société polymath. du Morbihan, 18173, p. 92 et seqg. ; en outre des exemples cités dans ce travail, cf. concernant des villes qui n'étaient pas des paroisses, Landerneau (F.), comportant dans l'évêché de Léon la paroisse de Saint-Houardon, et Saint-Julien. trêve de Ploudiry, et, dans l'évêché de Cornouaille, Saint-Thomas, prieuré-cure dépendant de Daoulas (B.C.D., 1916, p. 322) ; Le Faou (F.), divisé en Saint-Joseph, trêve de Hanvec, et Christ, trêve de Rosnoen (B.C.D., 1909, pp. 123-135) ; ces deux villes avaient chacune une administration municipale unique ; voyez supra la.note 8 du chap. IX.
31. La trêve continue à participer aux dépenses de la paroisse, et pour marquer sa dépendance, on n'y célèbre pas de service religieux pendant le lemps pascal, les tréviens doivent venir à la paroisse, V. B.C.D., 1903, p. 308, 1922, pp. 265, 323. Leur desservant est un curé, tandis que la paroisse a un recteur.