Ns., p. 46, et C.E.-M
77. Paroisse relativement ancienne, mais qui, en 1264, était trêve de Noyal, Dom Moricez, Pr., I, 992.
78. Et qu'un culte de reliques ne se serait pas instauré n'importe où.
71. I1 existe une forme Locmaudez en Plestin, à côté de la forme Maudez, nom d'une chapelle détruite qui était dédiée à ce saint.
saint est ancien ; il est l'éponyme de Ploéven (F.), de Tréméven (C.-du-N.), et probablement de quelques Lannéven — Lan-Meven*. Mais très nombreux sont les noms de lieu en Saint-Méen. Or on sait que le culte de ce saint a eu une grande vogue au moyen âge en Bretagne, à cause de la spécialité thérapeutique du saint.
C'est encore le cas de saint Jacut. Il est patron de nombreuses chapelles Saint-Jacut ou Saint-Jégu ; mais il n’a qu'un seul Lanjégu (ou Langégu) en Médréac (I.-et-V.). Le culte de ce saint en dehors de Lanjégu ne serait pas de la première antiquité, et précisément nous savons que Saint- Jacut-de-la:Mer, où était la fameuse abbaye, s’appelait primitivement Landoac ; Jacut avait remplacé l’éponyme de Landoac, ce qui démontre que le culte de saint Jacut a existé assez tard en ce point”.
Saint Cado ou Cadou à de nombreuses chapelles en Bretagne, 16 ou 17 environ, réparties surtout dans le Vanneais, deux sont dans le Finistère, deux dans les Côtes-du- Nord ; toutes ces chapelles sont en des lieux-dits Saint-Cado, ou $Saint-Cadou. Or il existe une paroisse de Pleucadeuc (M.), zone française, qui est la Plebs Cadoc du Cartulaire de Redon. La solution à présenter pour cette difficulté consiste à dire que l’éponyme de Pleucadeuc n'est pas le même personnage : il y à d’une part un Catoc = * Cat-àcos et d'autre part un Cataw = * Calawos, et ces deux saints, ou leur culte, ne sont pas de la même époque; si ces deux noms
80. Ne, p. 93. Il existe un Lomeven en Glomel (C.-du-N.) (C.E.-Mf.).
81. Lanjégu en Méaréac (C.-E.-M. et P.T.T.). — Sur Landôac, v. Vs. p. 120, s. v. Tofac. —+ Fait bizarre, ni Gonéri, ni Jacut, n'ont de Look: : et l'on & vu que Maudez 6t Méven n'én ont qu'ün seul chacun. — Je pense bien que ces quatre saints sont des saints dont le eulte a existé à deux épopes. Il en est de même de saint Guennolé. Si Landéveñnnec, selon l'hypothèse de M. J. Loth, comporte l'ancien nom de saint Guennolé, ce serait le seul établissement du culte de ce saint qui remonte à la première période; les autres établissements de ce culte sont des Lok-; qui plus est, une solution de continuité complète sépare l’ancien établissement de Landévennec, du locum Sancti Uuigualoæi qui vocatur Lantettuennoc (Cart. Landév., xxxvi), puisque les moines de l'abbaye ignoraient absoluïinent le sens dtü nom de lieu ; labbaÿe primitive en Lan Autail été ruinée, abandonnée, et plus tard, on ÿ aurail installé un locus = monastère, qui aurait pris le nom de lieu laissé par l'établissement primitif ; of. supra, même chapitre, n. 35.