INTRODUCTION
ment, avec les noms calligraphiés, offre une orthographe plus sûre que l’état des sections ou la matrice. Malheureusement, il faut avoir recours à l’état des sections qui fournit le nom de toutes les parcelles, tandis que le plan ne donne que les noms des points importants. C’est ainsi que le plan peut fournir dix à vingt noms par section, alors que l’état des sections en fournit trois cents à mille et plus parfois. L'état indique en outre ce qu'est le lieu, maison, hangar, moulin, chapelle, lande, terre froide, terre chaude, etc. renseignements intéressants en ce qui concerne les lan en particulier.
Consulter le cadastre, oblige à se déplacer. Il est plus facile d'utiliser la carte d’Etat-Major, l’on verra qu’elle a été beaucoup utilisée dans ce travail. Elle reproduit en général tous les noms qui figurent au plan du premier cadastre. Les erreurs de transcription y sont rares. Elle indique les chapelles. En un mot, c’est un document facile à consulter, et c’est une source relativement sûre”. En dehors de l'intérêt onomastique, la carte d'Etat-Major est un document indispensable pour la géographie historique, puisqu'elle fournit les limites des communes actuelles, qui représentent en général les limites des anciennes paroisses ou de leurs. trêves devenues communes à la Révolution.
Il n'existe pas pour la région qui nous occupe de Dictionnaîre topographique semblable à celui du Morbihan par Rozenzweiïig, et à celui de la Loire-Inférieure par Quilgars. Ces dictionnaires sont très utiles pour l’onomastique. Dans ces ouvrages. le nom de lieu est présenté comme une entité absolument indépendante de sa situation géographique,
7. Je ne parle pas de l'ancienne carte d'Etat-Major (1856-1858) qui était émaillée de fautes grossières, empruntées en partie à la carte de Cassini. Les tirages sur cuivre sont plus coûteux, mais on a avantage à les consulter, les traits y sont d’une finesse remarquable ce qui évite les erreurs ou incertitudes fréquentes avec les tirages sur pierre. Les tirages au 1/50.000 sont sans intérêt, ce ne sont que des agrandissements photographiques de la carte au 1/80.000, les bavures, les mots embrouillés subsistent, simplement grossis. La carte du ministère de l'intérieur au 1/100.000 donne les mêmes noms que la carte d'Etat- Major, les noms y sont parfois plus lisibles. Les cartes marines sont détestables au point de vue des noms de lieu, elles copient Cassini qui ne vaut pas grand'chose ; quant aux cartes départementales, elles ne valent jamais la carte d'Etat-Major.